+ De plus en plus fréquemment, les blogueurs-bd traduisent leurs blogs dans une langue étrangère afin d'élargir leur public. En anglais le plus souvent, mais pas toujours, puisque Boulet donne une version du sien en... coréen. L'occasion de signaler le retour de ZINOCIRCUS, qui propose désormais des strips en anglais.
+ Rien de plus sinistre qu'un enterrement, sauf peut-être un mariage: fort heureusement le Tampographe Sardon, voisin du Père Lachaise, nous narre d'un ton léger sur son blog les funérailles de Cavanna : "Je vois passer beaucoup de gens habillés en noir dans la rue du Repos. On doit enterrer quelqu'un d'important..."
+ Une expo organisée à Grenoble au couvent Sainte-Cécile sur le thème de l'art monstrueux invite à la comparaison entre certains peintres flamands fantastiques et la bande-dessinée franco-belge. Le seul hic, c'est que Jérôme Bosch n'est pas un peintre "fantastique" au sens où l'entend la scolastique moderne; il mérite plutôt d'être qualifié de "réaliste", tout comme H. de Balzac (louangé par K. Marx pour cette raison) ; autrement dit, Jérôme Bosch est à l'opposé d'un peintre onirique comme Salvador Dali, ou d'auteurs comme Moebius ou Hergé.
Ce type d'expositions thématiques, de plus en plus fréquemment organisées afin d'attirer le chaland, donnent souvent lieu à des amalgames et des confusions. Le conservateur Jean Clair en avait inauguré la mode avec une exposition sur le thème de la "Mélancolie", véritable bric-à-brac mélangeant tout et son contraire, selon le fantasme du metteur en scène;
+ La plateforme internationale de partage de docs Issuu.com permet de se tenir au courant de la production étrangère de fanzines, diffusés de plus en plus souvent de cette façon, tel le n°8 de "Off-Life" (février-mars 2014), fanzine de BD britannique.
+ Sous le titre "La gérontocratie recadrée", Jérôme Briot signe un article dans le magazine gratuit "Zoo" (n°51) où il se félicite de l'éviction du Festival d'Angoulême des vieux briscards de la BD. Ce journaliste leur reproche notamment d'avoir dédaigné le manga, qui selon lui connaissent un succès populaire. C'est ignorer que l'engouement pour la culture de masse japonaise n'a rien de spontané, mais que le terrain a été préparé auparavant par la télé et les dessins-animés japonais, dont le principal mérite était le moindre coût de production. Quand la vogue du manga a commencé, le souci artistique des éditeurs spécialisé dans ce créneau était tellement grand qu'ils n'ont pas jugé utile de payer des traducteurs avant de mettre en rayon des mangas dont les noms des personnages variaient parfois entre la première et la dernière page.
+ Le dessin de la semaine est de Pascal Somon, illustrateur rémois condamné le 7 février à sept mois de prison avec sursis pour plagiat de Tintin (le procureur avait requis de la prison ferme). Il est vrai que le droit de la propriété intellectuelle est "surréaliste", exactement comme l'art d'Hergé, plus proche de la littérature de genre que de l'art.
L'absurdité de cette décision de justice réclamée par les zozos qui dirigent Moulinsart-SA est qu'elle implique une meilleure protection des droits de parodistes qui souligneraient les préjugés antisémites ou colonialistes véhiculés par Hergé que les auteurs, comme Pascal Somon, souhaitant rendre hommage à Hergé.




mon goût. Je lis donc rarement des mangas, juste un coup d’œil sur certains phénomènes de société comme l’inévitable «One Piece», déjà écoulé à plusieurs centaines de millions d’exemplaires rien qu’au Japon. D’ailleurs le libraire spécialisé de mon quartier ne désemplit pas, et même les bibliothèques municipales s’y sont mises.
A l’occasion du 75e anniversaire de Spirou, personnage vedette de la maison, les éditions Dupuis rééditent certains vieux albums et publient quelques ouvrages qui permettent de pénétrer dans les coulisses de la BD belge francophone, d’en comprendre les méthodes de production, à mi-chemin entre le procédé industriel et une démarche plus artisanale.
dessinée », « Mon Lapin », « Aaargh », et « Papier ». Cette dernière publication est la plus paradoxale – comme un symptôme du malaise actuel dans la BD, écartelée en tous sens.

