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états-unis

  • Churubusco***

    Dans cette bande-dessinée (traduite de l'italien) d'Andréa Ferraris, un épisode politique dramatique sert de toilewebzine,bd,zébra,gratuit,fanzine,bande-dessinée,critique,kritik,churubusco,mexique,états-unis,1840,andrea ferraris,rackham de fond à l'intrigue : l'invasion du Mexique (Haute-Californie) par les Etats-Unis en 1840, afin d'annexer une partie de la côte Pacifique, stratégique sur le plan du commerce avec l'Asie.

    Les Etats-Unis se saisirent du premier prétexte pour déclarer la guerre au Mexique, ainsi que l'on voit faire les nations puissantes lorsqu'elles veulent s'emparer des ressources de petits pays. Vaste était le Mexique, mais faible sur le plan militaire.

    Venant du Texas, une armée composée surtout de mercenaires recrutés parmi la population immigrée en provenance d'Europe enfonce l'armée mexicaine. Le bataillon de mercenaires irlandais "Saint-Patrice" va déserter et se rallier au Mexique en se retranchant dans le village de Churubusco. C'est l'histoire de ce retournement que l'auteur de cette BD a choisi de raconter.

    Une fois Churubusco enlevé et la plupart des "san-patricios" (déserteurs irlandais) exécutés, cette guerre de conquête qui avait fait un peu moins de 40.000 morts s'acheva.

    Les déserteurs irlandais, dit la notice de conclusion, furent honorés comme des héros et des martyrs dans le camp mexicain. La raison de leur ralliement est incertaine, qui tient sans doute à un mélange d'opportunisme et au mépris des hommes de troupe américains vis-à-vis des Irlandais comme des Mexicains.

    La plupart du temps le cinéma peint la guerre sous un jour romantique, voire esthétisant, servant ainsi la cause nationaliste ; cette BD n'idéalise aucun camp et ne cache rien des réalités de la guerre.

    "Churubusco", par Andrea Ferraris, éd. Rackham, 2016.

  • Revue de presse BD (195)

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    "Une" du "Harper's weekly" par Thomas Nast (représentant le Père Noël, que Nast contribua à rendre célèbre).

    + Le musée Tomi Ungerer de Strasbourg expose (jusqu'à fin octobre) Thomas Nast (1840-1902), considéré comme un précurseur de la caricature américaine et qui inventa le personnage de l'Oncle Sam, personnification des Etats-Unis d'Amérique. Ce dessinateur né en Bavière vint s'installer à New York avec sa mère quand il avait six ans ; beaucoup d'artistes américains, en particulier dans le domaine du dessin de presse et de l'illustration, étaient originaires d'Allemagne ou d'Europe de l'Est.

    On peut se demander si la faiblesse de la caricature aux Etats-Unis aujourd'hui, tant sur le plan du dessin que de la satire, ne vient pas de la culture démocrate-chrétienne de ce pays ; celle-ci confère en effet à la politique une dimension spirituelle qui contribue à ennoblir exagérément l'action politique. Les caricaturistes américains ("Editorial cartoonists") font de la caricature politique, dans la mesure où ils sont eux-mêmes impliqués dans les débats politiques et les stratégies partisanes ; ils se font un devoir de commenter les moindres péripéties de la vie politique ; Plantu est un exemple français de cette manière américaine de caricaturer. Les cartoons américains présentent de ce fait peu d'intérêt pour qui ne connaît pas bien la vie politique américaine. Les caricaturistes en Europe, surtout en Angleterre, en France et en Italie, sont plus "anarchistes" ou du moins méfiants vis-à-vis du personnel politique et des utopies politiques optimistes.

    + Les admirateurs de Hergé connaissent son goût pour l'art contemporain en même temps que les complexes qu'il nourrissait vis-à-vis d'artistes reconnus comme tels. Le commerce de l'art contemporain est le sujet de son dernier album inachevé, "Tintin et l'Alph-Art". On annonce une exposition au Grand Palais après l'été sur ce thème. On a tort de ne pas considérer Hergé comme un artiste abstrait ; la bande-dessinée, destinée aux enfants, ne repose pas tant sur le dessin que sur l'animation des personnages, comme le dessin animé. Hergé n'est pas un grand dessinateur, en revanche c'est un styliste exceptionnel, deux caractéristiques que l'on retrouve souvent chez les artistes modernes dits "abstraits".

    Le moins qu'on puisse dire c'est que Robespierre (1758-1794) n'a plus la cote. Le président de la République préfère même invoquer un autre enfant du Nord, Charles de Gaulle, malgré le penchant de ce dernier pour la monarchie. Le célèbre conventionnel révolutionnaire natif d'Arras est en effet ces derniers temps la cible d'attaques répétées de la part d'intellectuels de gauche en vue, dont Michel Onfray et Raphaël Enthoven ; au micro d'"Europe 1", ce professeur de philosophie a même comparé Robespierre à... Pol Pot. Et d'invoquer dans ce cas-là la Terreur, cruelle et sanglante, dont Robespierre fut un des principaux instigateurs. Mais, tandis que la Terreur fit quelques dizaines de milliers de victimes (40.000 ?), le régime de Napoléon en fit, lui, des millions, et cela n'empêche pas la République française d'entretenir son culte, ni maints plumitifs de continuer d'écrire des hagiographies du tyran corse (heureusement illisibles). Et que dire des Soviets, dont le bilan est parmi les plus lourds, mais dont le régime brutal séduisit néanmoins une bonne partie de l'intelligentsia et des artistes français ? Comme quoi il faut bien distinguer le roman national républicain de l'histoire... et se méfier des professeurs de philosophie.

     + Une exposition consacrée à des illustrateurs russes pendant la période soviétique nous apprend que certains artistes (Vladimir Lebedev) firent le choix, sous Staline, d'illustrer des livres pour enfants afin d'échapper à la répression de la police politique à laquelle d'autres choix artistiques pouvaient les exposer.

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    Ill. de V. Lebedev pour un conte de Kipling.

  • Bavuress

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    par LB

  • Bavures à répétition

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    par LB

  • Castro****

    Cette BD dans laquelle Reinhard Kleist retrace l’itinéraire de Fidel Castro, des bancs de l'école jésuitewebzine,bd,gratuit,fanzine,zébra,critique,kritik,reinhard kleist,castro,cuba,che guevara,urss,états-unis,shakespeare au « pouvoir suprême », s’achève par une citation de Simon Bolivar par un Fidel Castro, vieilli, portant un survêtement de sport : « Celui qui se consacre à la révolution laboure la mer. » Toute la mystique révolutionnaire est dans cette citation, et non seulement l’entreprise de décolonisation de l’Amérique de Bolivar ou Castro - une mystique ouverte sur l’infini.

    Je place « pouvoir suprême » entre guillemets, car la position géographique de Cuba, satellite du géant américain, est un élément décisif dans l’histoire de la révolution cubaine et dans le personnage de Castro, dont l’épopée évoque David triomphant de Goliath. Sans l’aide des Soviets et de Moscou, qui n’allait pas forcément de soi, le « leader maximo » aurait facilement été éliminé par les Etats-Unis. La BD montre que Castro sut jouer de la rivalité entre les deux géants pour instaurer une sorte de microclimat politique cubain, que la défaite de l’URSS ultérieurement rendra plus dur.

    La BD nous montre Castro, accusé par ses proches de sacrifier l’esprit de la révolution en pactisant avec l’URSS (dont le motif impérialiste concurrent des Etats-Unis est facilement décelable) – en même temps qu'elle montre que la volonté de Fidel Castro, contrairement à son compagnon Ernesto « Che » Guevara, n’était pas de mourir en martyr de la révolution, mais bel et bien d’essayer de construire quelque chose de durable. Castro est certes un révolutionnaire, mais avec la dose de machiavélisme indispensable à l’action politique.

    R. Kleist dit avoir été motivé par le désir de surmonter les clichés sur Cuba et Castro, aussi bien les clichés de la propagande anticapitaliste que la pro-usa. Il parvient à dépasser le portrait excessivement romantique, comme l’image du dictateur diabolique. Il reste que la séduction exercée par Castro en Occident est facile à comprendre. Tandis qu’il n’y a plus en Occident depuis des décennies que du « personnel politique », c’est-à-dire des politiciens représentant des banques et de l’industrie, Fidel Castro est, en comparaison de ces hommes-liges sans véritable relief, de la trempe des héros capables d’infléchir le destin. Le personnage du reporter-photographe allemand, spectateur de la révolution cubaine, plus castriste que Castro lui-même, est une bonne trouvaille.

    Dans « Jules César », Shakespeare montre que le régicide et la révolte de Brutus, aussi légitimes soient-ils, compte tenu des violations de César, sont voués à l’échec. En effet, la question de la légitimité et du droit n’est que de faible importance au regard des forces naturelles dont le jeu politique est tributaire. A peine César a-t-il été écarté que, déjà, Marc-Antoine s’empare du pouvoir et s’empresse de répéter les ruses et les abus de César. La révolution a pour effet de redistribuer les cartes, mais ne résout en rien le problème du pouvoir. Certain intellectuel stalinien a pu ainsi s’en prendre à Shakespeare, qui blasphème de cette façon contre la mystique révolutionnaire. La BD rend plutôt indirectement justice à la lucidité dont Shakespeare fait preuve en ce qui concerne les promesses politiques et les différentes formules de la cité idéale ; on constate qu’à la fin du règne de Castro, près de voir Cuba réintégrer la « zone d’influence » des Etats-Unis et son rêve se dissiper (Lénine a connu semblable désillusion), la question du pouvoir et de ses limites est restée en friche.

     

    Castro, Reinhard Kleist, Casterman écritures, 2012.

  • Caricature Pape François

    La Semaine de Suzette Zombi. Vendredi : La presse attribue un rôle d'entremetteur au pape François, préalable à la réconciliation de l'ogre américain et du petit Poucet cubain. Shakespeare montre que la diplomatie est le registre politique le plus sinistre ; en effet, à la violence politique ordinaire, viennent s'ajouter la ruse et l'hypocrisie des démarches diplomatiques.

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  • Les Experts Ferguson

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    par LB