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gus bofa

  • Revue de presse BD (148)

      Extraits de la revue de presse illustrée publiée chaque semaine en intégralité dans l'hebdo Zébra.

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    Illustration des "Fleurs du mal" par Liberatore (Nunquam satiata/Jamais rassasiée)

     

    + Dans le dernier numéro du mensuel « Casemate » (mai 2015), une interview du dessinateur Tanino Liberatore à propos de son récent travail d’illustration des « Fleurs du Mal » de Baudelaire, ouvrage assez en vogue dans la jeune génération « gothique » ou nihiliste.

    -          Êtes-vous un grand amateur de poésie ?

    -          Pas vraiment. En général, la lecture, à part celle des magazines,  n’est pas un plaisir pour moi. Peut-être parce que, enfant, mon père me forçait à lire (…)

    Cette réponse a le mérite de la franchise…

    Sans se prononcer sur le travail de Liberatore, disons que la tâche d’illustrer les « Fleurs du Mal » n’est pas une chose aisée. Qui plus est, Baudelaire avait des goûts assez précis en matière de peinture et de dessin. On sait, par exemple, qu’il n’appréciait guère le travail d’illustration des mêmes « Fleurs » par le Namurois Félicien Rops. Le satanisme assez provocant de F. Rops (ancien élève des jésuites), ne correspond pas en effet au propos des "Fleurs du Mal", qui n’est pas positivement sataniste (comme Nietzsche), ni encore moins athée.

    D’autres artistes encore se sont efforcés de traduire les poèmes de Baudelaire en images, tels Odilon Redon (1890), Carlos Schwabe (1900), Emile Bernard (1916), Carlo Farneti (1935), Paul Lemagny (1949), Milton Glaser (1994), Daniel Hulet (2003) (liste non-exhaustive).

     

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  • Revue de presse BD (137)

    Extraits de la revue de presse illustrée publiée dans l'hebdo Zébra.

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    + Critiquer "Charlie-Hebdo" ou Cabu, comme on ne s'interdit pas de le faire dans "Zébra", permet au moins d'éviter la récupération ou l'amalgame. Ainsi le dernier magazine "Lire" (mars 2015), dont la couverture est signée Cabu, n'hésite pas à titrer : "Rire, provoquer, écrire... de Rabelais à Charlie, avec Elisabeth Badinter, Michel Onfray, Umberto Eco". S'il y a sans doute quelque affinité entre Rabelais, Charlie et Cabu, bien qu'on peut penser que Rabelais est plus subversif (car raillant la religion dominante), en revanche je ne me souviens pas d'un seul trait d'humour chez Elisabeth Badinter, Michel Onfray ou Umberto Eco. A moins que ce ne soit la tradition, à "Lire", de faire traiter tel ou tel sujet par des spécialistes qui n'y entendent rien ?

    + Richard Malka, avocat de "Charlie-Hebdo" et scénariste de BD (pour Catherine Meurisse, notamment), a maladroitement exercé des pressions pour que ne paraisse "Charpie-Hebdo", pastiche de l'hebdo dont il assure la défense. Maladroitement, parce qu'on ne peut pas se revendiquer du mauvais goût et le refuser aux autres en même temps ; ensuite parce qu'il risque ainsi de faire de la publicité à cette publication.

    + Ne ménage pas non plus ses critiques à l'égard de "Charlie-Hebdo" le philosophe Alain Badiou. Dans un article paru dans le "Monde", intitulé "Le Rouge et le Tricolore" (28 janvier)Badiou s'attaque notamment aux valeurs républicaines et à la laïcité, notions à géométrie variable derrière lesquelles "Charlie-Hebdo" s'abritait parfois, et qui ont servi à fédérer le mouvement des "Tous Charlie" : "Dans cette guerre des identités, la France tente de se distinguer par un totem de son invention : la "République démocratique et laïque" ou "le pacte républicain". Ce totem valorise l'ordre établi parlementaire français - au moins depuis son acte fondateur, à savoir le massacre, en 1871, par les Adolphe Thiers, Jules Ferry, Jules Favre et autres vedettes de la gauche "républicaine", de 20.000 ouvriers dans les rues de Paris. Ce "pacte républicain" auquel se sont ralliés tant d'ex-gauchistes, parmi lesquels "Charlie-Hebdo", a toujours soupçonné que se tramaient des choses effrayantes dans les faubourgs, les usines de la périphérie, les sombres bistrots banlieusards. La République a toujours peuplé les prisons, sous d'innombrables prétextes, des louches jeunes hommes mal éduqués qui y vivaient. Elle a aussi, la République, multiplié les massacres et formes neuves d'esclavage requis par le maintien de l'ordre dans l'empire colonial. Cet empire sanguinaire avait trouvé sa charte dans les déclarations du même Jules Ferry - décidément un activiste du pacte républicain -, lesquelles exaltaient la "mission civilisatrice" de la France.(...)"

    On peut cependant s'étonner que, dans le même article, rappel historique de faits opposés à un catéchisme scolaire, A. Badiou qualifie Jeanne d'Arc "d'héroïne sublimement chrétienne", alors même que Jeanne d'Arc est l'exemple flagrant d'un détournement de la religion à des fins politiques ; personnage mystérieux et légendaire, Jeanne d'Arc incarne la continuité entre l'ancienne morale catholique religieuse et la nouvelle éthique républicaine, officiellement neutre.

    + Le trophée "Presse citron" 2015 du dessin de presse, organisé par l'école Estienne et la BNF sera décerné dans deux catégories distinctes, "étudiants" et "professionnels", le 26 mars, à la mairie du XIIIe arrondissement (dessins à envoyer avant le 16 mars), dans le cadre de la semaine de la presse et des médias. "Professionnel du dessin de presse" est un libellé qui fait un peu froid dans le dos. Qui sait s'il y a en face, dans les camps d'entraînement pour les terroristes, des trophées remis aux "pros" et aux "bizuts", par exemple pour récompenser le tir de précision au fusil d'assaut ? Ou bien s'ils font ça "à la bonne franquette".

    + Plus modestement, la firme japonaise "Posca" offre une mallette de ses marqueurs à qui dessinera la meilleure caricature de Marine Le Pen (à rendre avant le 2 mars) ; Loïc Sécheresse et Thibaut Soulcié ("La Revue dessinée") désigneront le gagnant.

    + La mode est, dans les festivals-BD, aux concerts dessinés. A force de vivre en ville, on peut finir par trouver la musique de vil prix en comparaison du silence ; il n'est pas vrai que la musique adoucisse les moeurs ; seule la chanson à texte satirique est vraiment désarmante ; ça tombe bien, puisque c'est la spécialité de Philgreff et son complice Monsieur Pyl, qui font profiter le public, notamment vendéen, de leurs talents convergents de portraitistes, à travers une série de concerts. Derrière l'étiquette des "Jean Quelque-chose", collée à leurs chansons, ils croquent les deux France, la profonde et la superficielle, avec impertinence mais sans méchanceté. Les compères ne manquent pas non plus d'idées variées pour distraire le public de leurs blogs respectifs, comme cette série de pastiches du (présumé) portrait de Gaby d'Estrées et sa frangine dont voici un extrait (ci-contre).

    + Le festival de BD d'Aix-en-Provence, qui s'étale du 23 mars au 23 mai, c'est assez rare pour le souligner, propose une programmation logique d'auteurs plus ou moins "underground", et une affiche bien dessinée par Sergio Mora (ce qui est loin d'être le cas de tous les festivals, y compris les plus prestigieux). Outre diverses expositions consacrées à "Fluide-Glacial", Dimitri Planchon, Gus Bofa, le point culminant sera le week-end des 10,11 et 12 avril permettant de rencontrer de jeunes auteurs talentueux, dont Joan Cornella, Marion Fayolle, Pluttark, Terreur graphique, Simon Roussin, Miroslav Sekulic-Struja, etc. (entrée gratuite). Programme complet disponible sur le blog dédié.

  • Revue de presse BD (127)

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     Larges extraits de la revue de presse de la semaine pour ceux qui préfèrent les bons vieux liens traditionnels au webzine hebdo -mieux illustré- que nous publions chaque jeudi. Prochaine revue de presse le jeudi 11 déc.

    + Dans le dernier "Fecocorico" (octobre-novembre), organe bimestriel de la Feco-France (association de dessinateurs de presse) disponible en ligne, les amateurs de dessin de presse peuvent découvrir les coulisses du métier et le compte-rendus des festivals les plus récents. Sur le thème du "retour de Sarkozy", ce n° rajeunira en outre de quelques années les anciens adeptes du TSS ("tout sauf Sarkozy").

    Mention spéciale à l'article consacré à l'expo Bosc au musée Tomi Ungerer, ainsi qu'à un papier très fouillé (illustré de plusieurs exemples), sur l'importance des fables de La Fontaine, source d'inspiration récurrente pour les dessinateurs de presse français. "Le mérite de la fable est double : elle suscite le rire en même temps qu'elle donne une leçon de prudence." L'auteur de l'article (JMB) suggère que cette définition du fabuliste Phèdre peut s'appliquer à l'art de la caricature aussi. Comment ne pas approuver cette ligne de conduite ? D'autant plus que, par les temps qui courent, la politique a pris l'habitude de promettre bien plus qu'elle ne peut tenir, faisant ainsi courir à ceux qui s'y fient un risque accru.

    Quelques mots cependant pour récuser le mauvais procès fait aux caricaturistes qui, travaillant gratuitement, contribueraient ainsi à aggraver les menaces qui pèsent sur le métier de caricaturiste. Ce procès ressemble au reproche fait parfois aux jeunes auteurs de blogs-BD par des professionnels de la BD, d'accepter des pactes léonins. C'est une façon de nier que le marasme de la presse française est d'abord imputable à ceux, rédacteurs en chef et "sponsors", qui l'ont faite telle qu'elle est. En ce qui concerne le dessin de presse et la caricature, la politisation excessive de la presse a dangereusement rapproché la caricature de la propagande politique, assez loin du motif évoqué plus haut de faire rire et d'inciter à la prudence.

    + Fils et petit-fils d'officiers, Gustave Blanchot alias Gus Bofa (1883-1968) fut guéri de cet atavisme en prenant part au conflit mondial de 14-18 comme simple fantassin, y écopant de sévères blessures. Deux expos, l'une à Reims, l'autre à Paris (mairie du XVIIe) évoquent l'art teinté de cynisme ou de désespoir de Bofa. Sur certains points, Bofa diffère de Céline, non moins décillé par la guerre. En effet les sarcasmes de Bofa à l'endroit des médecins qui trouvent dans les champs de bataille un terrain propice à leurs expériences mi-sadiques, mi-scientifiques, font plutôt penser à Cendrars, également sévère avec cette corporation. A L.-F. Céline il fut permis, en raison de son passé militaire glorieux, d'étudier la médecine ; la correspondance de l'écrivain montre qu'il a foi dans la médecine, ce qui est une marque de positivisme.

    L'éditeur Cornélius a publié un recueil des dessins de Bofa visant les "toubibs", dont cette interview d'E. Pollaud-Dulian au magazine BD "Casemate" (!) rend compte.

    + Si ce n'est "immense", comme l'écrit "En Vue", le magazine des bibliothèques de Paris, à propos de l'écrivain Georges Simenon, mais du moins prolifique, le père du commissaire Maigret a été illustré par Loustal, dessinateur chevronné. Certains critiques n'hésitent plus à dégainer le superlatif comme dans certains polars trop musclés on défouraille à qui mieux mieux ; tandis que chez Simenon, au contraire, vice et crime sont tout ce qu'il y a de plus banals, comme la poussière sur les meubles ou les taches sur les vêtements. La bibliothèque des littératures policières (Bilipo, Paris Ve) propose une exposition de 70 dessins couleur et n&b de Loustal autour de Simenon (-28 février 2015) pour permettre de mieux connaître ces deux auteurs dont le rapprochement n'est pas évident.

    + Beaucoup de bruit pour rien autour de l'Américain Chris Ware qui publie un album de bd-gigogne, une sorte de joujou pour intellos façon Rubik's Cube, s'attirant ainsi les éloges de quelques snobs, fascinés de longue date par les ouvrages de rhétorique pure.

    Le blog-BD du "Monde", "Les Petits Miquets"a récemment interviewé Chris Ware. Celui-ci avoue plier son existence à une forme de déterminisme abstrait. Il exprime ce déterminisme dans un art qui procède d'une sorte de construction froide et millimétrée, vaguement ludique. C. Ware ne semble pas vouloir se révolter contre ce déterminisme, mais au contraire s'enfermer dans ces cases et cette rhétorique sécurisantes bien qu'ennuyeux. Pas d'humour non plus chez Chris Ware, comme dans les films de Jacques Tati, dont l'ironie s'exerce au détriment de l'architecture moderne, créant une brèche dans le système de représentation officiel de la réalité. Pas d'humour, sauf peut-être quand C. Ware conclut que son livre-jouet, lui, au moins, n'a pas besoin de piles pour marcher.

    + Le site belge Actuabd propose une interview de Jean-Luc Fromental, éditeur chez Denoël-Graphic, de Robert Crumb notamment, ou encore Alison Bechdel et Posy Simmonds (Gemma Bovery). Chargé il y a quelques années de créer un label BD au sein d'une maison d'édition ignorant jusqu'ici ce genre, cet éditeur évoque l'intrusion de la bande-dessinée comme une forme de genre littéraire nouveau dans des maisons d'édition généralistes. L'interviewé utilise une expression pour décrire la concurrence accrue des romans graphiques, il dit que la bande-dessinée est en train de "poldériser" le roman. Si l'interview nous fait visiter l'arrière-cuisine éditoriale, en revanche il ne creuse pas le phénomène. S'agit-il d'un phénomène de mode ? La vogue du roman graphique est-elle due aux difficultés croissantes des lecteurs à se concentrer sur une littérature plus ardue ? La formation au dessin de certains auteurs de romans graphiques leur permet-elle de voir et décrire les choses d'une façon alternative ?

    + Bien décidés à manifester leur mécontentement lors de la 42e édition du Festival d'Angoulême, les auteurs de BD mécontents d'une augmentation de leurs cotisations-retraite jugée excessive ont détourné l'affiche du festival (signée Bill Watterson), rebaptisé festival de la bande décimée.

  • Revue de presse BD (98)

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    + Jusqu'au 27 avril, le festival de BD d'Aix-en-Provence permet de découvrir l'illustrateur Chas Laborde (1886-1941), grâce à une expo. qui lui est consacrée. Le critique d'art E. Pollaud-Dulian a largement contribué à exhumer Chas Laborde de l'oubli, comme il a fait avec Gus Bofa. Le style de Chas Laborde évoque celui de Georges Grosz ; cependant, au contraire de Bofa, se voulant illustrateur à part entière, Chas Laborde assumait mal son statut de dessinateur de presse et guignait une meilleure reconnaissance artistique ; sur le plan technique et sans doute au-delà, cette hésitation se ressent dans son art.

    + La ministre de la Culture Aurélie Filippetti (maintenue dans ses fonctions) continue de draguer le milieu de la BD et a convié cette semaine une brochette d'auteurs de BD de sexe féminin à déjeuner. Dans ce cas de récupération politique, l'argument démocratique a bon dos, qui a déjà servi de caution à plusieurs régimes totalitaires. L'autre nom de l'art militant, c'est la propagande ; sans doute accuse-t-on l'Eglise catholique d'un tel procédé pour pouvoir mieux en répéter la formule, ni vu ni connu. A quoi bon condamner le totalitarisme, si c'est pour continuer de témoigner en faveur de l'arnaque de l'art engagé ?

    + Le site du magazine Bodoï mentionne deux guides touristiques sur Paris récemment parus, illustrés par des auteurs de BD. Charles Berberian illustre le guide américain "Lonely Planet" dans son style un peu désuet, rappelant certains guides parus dans les années 50, dont la rédaction était parfois confiée à des écrivains parisiens. Fred Bernard, quant à lui, illustre un guide sur le Paris libertin, dont le titre "Paris-couche-toi-là" suggère la satire autant que le tourisme sexuel. On remarque que la rédactrice, Camille Emmanuelle, tient en outre à signaler qu'elle n'a pas la bourse assez bien garnie pour fréquenter les lupanars "bling-bling" de Paname. Comme quoi le golf n'est pas le seul sport d'élite.

    + A l'occasion de l'expo. au musée du Quai Branly, dédiée aux Indiens des plaines, Jean-Christophe Ogier a recueilli au micro de "France-Info" les impressions de plusieurs auteurs de BD spécialisés dans la représentation des Indiens d'Amérique (Derib, Boucq...) ; le cheval fait partie de cette esthétique de l'Indien, qui en dit peut-être plus long sur l'Occident que sur les Indiens eux-mêmes. Dans son salon de 1845, Baudelaire faisait déjà l'éloge, entre deux artistes français, de George Catlin, portraitiste et peintre de scènes de la vie des Amérindiens qu'il étudia au plus près.

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  • Revue de presse BD (86)

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    (Autoportrait de Tanxxx en preux chevalier de la BD)

    + "Sinon le Festival International de la Bouffe Dégueulasse, Festival Interminable de la Bedaine Déflagrante, Festival Ignoble de Baveux Démoniaques, bref, le FIBD approche donc. (...)": ainsi Tanxxx, linograveuse et auteur de BD de son état, dénigre-t-elle son gagne-pain. Comme la limite entre le travail et la prostitution est assez subjective, on ne peut pas lui en vouloir. Tanxxx a rédigé en outre sur son blog une note émouvante, où elle dit vouloir tout envoyer promener : la BD, la linogravure, son dessin de style américain qui finit par l'écoeurer: "(...) Ben ouais : comment passer à autre chose maintenant que je suis bien coincée dans Tanxxx ? Le dessin léché m'emmerde désormais assez prodigieusement. Je crois que c'est Benasayag qui, parlant de progrès dans une de ses conférences, expliquait qu'avec la technique on sait ce qu'on gagne mais on ne sait pas ce qu'on perd (...)"

    + A propos du FIBD, un différend ténébreux oppose l'académie des jurés d'Angoulême aux organisateurs du festival à propos du mode de scrutin. Mais, pour l'instant, aucun académicien n'a été pris en flagrant-délit par un paparazzi, se faufilant hors de sa garçonnière.

    + C'est l'Américain Bill Watterson ("Calvin & Hobbes"), le Japonais Katsuhiro Otomo ("Akira") ou le Britannique Alan Moore ("Watchmen") qui succèdera au caricaturiste Willem pour présider le FIBD et en dessiner l'affiche. Le trio a été élu par 1600 auteurs professionnels. Le festival d'Angoulême cherche ainsi à se donner une dimension internationale.

    + Le Jury Révélation blog 2014 a rendu son verdict et sélectionné Duanra, Shyle et Tarmasz pour la finale. Le prix sera remis au cours du festival.

    + Li-An, "auteur de BD et bavard impénitent", a lu le volumineux ouvrage d'E. Pollaud-Dulian consacré à Gus Bofa (éd. Cornélius) et le commente sur son blog.

    + Le concours "dessinateurs de demain" du prochain festival "BD-fil" de Lausanne, présidé par Lewis Trondheim, est ouvert jusqu'au 30 juin et doté de trois prix d'une valeur totale de 3600 euros. 

    + Les éditions Dargaud ouvrent leurs archives (situées dans le XVIIIe arr. de Paris), montrant comment on maquettait un "Blueberry" dans les années 70. 

    + Petit détour par la musique et la littérature : on trouve dans le magazine américain "Sheamagazine" (Los Angeles) cette comparaison entre Johnny Rotten (John Robert Lydon), des "Sex Pistols", et Louis-Ferdinand Céline (Louis Destouche) : "(...) Céline et Rotten ont pas mal de points communs, dont la colère n'est pas le moindre, c'est-à-dire l'indignation et le mépris à l'égard d'un monde qu'ils estiment en proie à la bêtise et à l'hypocrisie - un monde gouverné par des politiciens boursouflés qui exigent de nous qu'on se fasse tuer pour dieu et la patrie, au nom de la paix et du bien commun ; c'est pour notre bien si on se fait bousiller à la guerre, ou bien exploiter à mort en trimant dans une fabrique de chaussures. Rotten était un jeune type en colère, Céline était un vieux type en colère, mais tous les deux étaient bel et bien colère, aimaient tous les deux jouer les méchants ; chacun s'est choisi "un masque de Guy Fawkes [Anonymous]", pour ainsi dire, changeant son nom afin de mieux coller à sa personnalité, et mener ainsi sa vendetta satirique contre le système. Ils furent courageux dans leurs manifestations de dégoût, et non deux merdes comme on est censé dire. (...) Tony Shea détaille ensuite sa comparaison. Si ces deux artistes sont en effet diabolisés (la récente réédition de "Féérie" a été partiellement censurée), précisons quand même que Céline est cependant éloigné de l'idée niaise ou cynique de libération par le sexe, la drogue et le rockn'roll, plus proche du consentement à l'esclavage que de l'anarchisme.

    + Le dessin de la semaine est une aquarelle de Renaud de Heyn (Rif marocain) :

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  • Revue de presse BD (84)

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    + Le comique Dieudonné et le ministre Manuel Valls ont concocté, entre le sapin et la bûche, un hénaurme scandale franco-français. En effet, on ne sait pas forcément à l'étranger ce qu'est une "quenelle", et la traduction ne doit pas être facile pour les journalistes. Je n'ai pas aperçu pour l'instant de dessin humoristique qui traite de l'affaire des quenelles avec autant de talent que Caran d'Ache traita de l'affaire Dreyfus dans son fameux dessin (Surtout ne parlons pas de l'affaire Dreyfus/Ils en ont parlé) ; il faut dire que la haine nuit à l'humour, et qu'il y a beaucoup trop de dessinateurs "engagés".

    J'ai tout de même bien ri en lisant cette planche du blogueur Maadiar, qui raconte que sa copine lui défend de parler de Dieudonné ; or, non seulement il en parle, mais il dessine sa copine de façon assez peu flatteuse. Bien sûr la vie ne serait pas la même si on obéissait toujours à notre mère ou à notre femme.

    + L'émission radio "Mauvais genres" sur France-Culture (François Angelier) recevait le 4 janvier dernier Emmanuel Pollaud-Dulian en compagnie de son éditeur Jean-Louis Gauthey (Cornélius) pour évoquer l'artiste désenchanté Gus Bofa.

    + Les paris sont ouverts chez Lerapideduweb sur celui des nominés au festival d'Angoulême qui se verra remettre le Grand prix cette année. Lerapide, lui, mise tout sur Alan Moore.

    + Michel-Edouard Leclerc organise à Landerneau une expo. sur les revues "Métal Hurlant" et "A Suivre" qui firent fureur (surtout la première) dans les années 70. L'expo. est installée dans l'ancien couvent des capucins (moines à capuches) de cette petite ville bretonne. Certains trouveront le rapprochement étonnant entre "Métal hurlant" et les moines capucins ; cependant les moines furent parfois, au moyen-âge, de savants alchimistes, férus d'expériences "interdites" (c'est un moine anglais qui réinventa la poudre à canon). Les amateurs de BD rockn'roll doivent donc dépêcher d'aller voir l'expo., avant que la Bretagne ne soit engloutie sous les eaux du déluge.

    + La Fnac décerne chaque année un prix en BD ; nous avons dit dans Zébra le peu de bien que nous pensons de la plupart des six finalistes (sans savoir qu'ils seraient finalistes) ; ce n'est pas pour les dénigrer de nouveau que je mets le sujet sur le tapis, mais parce que la récompense m'a surpris : il s'agit en effet d'une "mise en avant commerciale de l'ouvrage" et d'une... tournée de dédicaces dans le réseau des Fnac de France... Les pauvres types doivent croiser les doigts pour ne pas être élus.

    + Nous en parlions la semaine dernière, et il encore temps de voter pour votre blog-bd préféré parmi la sélection du jury d'Angoulême, concourant au prix Jeune talent. Il vous reste sept jours.

    + Le dessin de la semaine est signé Helkarava ; il s'agit d'une illustration pour les "Aventures du romancier atonal" que l'auteur publie sur son blog pour la faire connaître plus largement.

     

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  • Revue de presse BD (76)

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    + John Kenn dessine ses cauchemars d'enfants sur des "post-it". Vu la la forme et l'usage du "post-it", je ne sais pas trop si on peut parler d'art séquentiel ? Il faudrait demander à un spécialiste. Le fait de dessiner sur des post-it plutôt que sur des bouts de papier quelconques démontre que le type a de la suite dans les idées.

    + Pas content qu'on lui ait renvoyé du festival de Bastia le fruit de son travail emballé à la va-que-je-te-pousse, le tampographe Sardon a pondu sur son blog un accusé de réception vengeur. Désormais, on saura qu'un "punk à blog" est plus hargneux qu'un "punk à chien". En même temps, les Corses, l'art moderne c'est pas trop leur truc, si, hormis le football ?

    Sinon le tampographe annonce que les portes de son atelier rénové seront ouvertes le 23 novembre. Si vous n'êtes pas déjà tatoué(e), vous pouvez toujours aller vous faire tamponner.

    + Si on veut éviter les commémorations de la guerre de 14-18 un peu trop pompeuses, on peut toujours réécouter la chanson de Brassens, ou bien lire le feuilleton de Maadiar sur son blog, "Mathurin soldat".

    + A noter que Les premières "puces de l'illustration" se tiendront ce samedi 16 novembre à Paris, porte de Bagnolet.

    + "Siné Mensuel" est à poil. 19.000 ex. seulement de l'avant-dernier n° se sont vendus, quand il aurait fallu 5.000 ventes supplémentaires pour atteindre l'équilibre. Internet est parfois cité parmi les causes du déclin de la presse, mais on peut penser au contraire que le succès d'internet est la conséquence de la médiocrité de la presse. Avant l'essor d'internet, les Français avaient déjà commencé de se désintéresser d'une presse qui servait surtout de canevas aux journaux télévisés. Les crises économiques ont fini par dissuader les moins naïfs de gober le fameux "devoir d'information".

    + Rubrique rien-à-foutre : un triptyque de Francis Bacon, figurant Lucian Freud, ou le défigurant, comme on voudra, s'est négocié en salle des ventes dernièrement 142 millions de dollars ; sur ce, "Le Monde" en ligne n'a pas honte de titrer : "142 millions de dollars, un prix salé même pour un Bacon."

    + Le dessin du jour (assez ironique à l'égard des valeurs républicaines qui, sans l'armée, ne seraient rien) est de Lucien Boucher, exposé parmi d'autres illustrateurs au "Salon de l'Araignée", fondé par Gus Bofa, salon auquel la galerie Michel Lagarde rend hommage à travers une exposition (jusqu'au 31 janvier).

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