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aurel

  • Revue de presse BD (105)

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    + Manu Larcenet, auteur du best-seller "Blast", a décidé de fermer son blog, irrité qu'on lui pique ses dessins et les réutilise sans son accord. C'est plutôt gonflé de la part d'un auteur qui fait du Edgar Poe-fleuve. Comme Manu Larcenet fait plutôt penser à un paysan madré qu'à un assassin sympathique, il ne serait pas étonnant qu'il trouve dans Maupassant l'inspiration de ses bandes-dessinées futures.

    + Le dessinateur de presse Aurel (Le Monde, Politis, Yahoo-actualités), proteste sur sa page facebook contre les nouveaux contrats contenant des clauses abusives que les journaux font signer aux dessinateurs de presse. Il est bon de rappeler que le droit de propriété intellectuelle n'a pas été inventé pour protéger les auteurs, mais les éditeurs. La meilleure protection d'un dessinateur de presse n'est pas juridique, mais réside plutôt dans l'intelligence de son rédacteur en chef.

    + Une jeune artiste luxembourgeoise, Deborah de Robertis, s'est brièvement dénudée au Musée d'Orsay au pied du très (trop ?) célèbre tableau de Courbet, "L'Origine du Monde". "Le Figaro", à peine choqué, précise que cette artiste qui n'a pas froid aux yeux a été admise par un jury à résider à la Cité internationale des Arts de Paris. C'est quand même plus pratique pour se réchauffer après un "happening". On trouve sur le site de l'ambassade du Luxembourg le récapitulatif de la démarche de D. de Robertis.

    + Le concours "Jeune talent" organisé par le festival BD "Quai des Bulles" de St-Malo (plusieurs catégories d'âge) propose de plancher sur le début de thème suivant : "Dans ma rue..." (-5 sept.). Le gagnant touchera 500 euros pour dessiner l'affiche du prochain concours. Le prochain festival BD-Fil de Lausanne a choisi le thème du strip-tease pour son concours "Dessinateurs de demain" (-30 juin).

    + Le dessin de la semaine, une accumulation de chiens, est une étude signée Aude Wiard, (Arts déco. de Strasbourg).

     

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  • Revue de presse BD (95)

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    + C'est Hergé qui a le mieux défini Tintin, comme une "éponge" ; non pas exactement une éponge à whisky, tel son mentor barbu, mais plutôt un héros dans l'air du temps, évoluant au gré des modes idéologiques, réac anticommuniste et anti-américain dans sa jeunesse, bobo vers la fin. Hergé et Tintin se sont adaptés, et ce côté singe est cause que l'on aime Tintin, ou au contraire qu'on le dédaigne. Le succès commercial de la série est logique, comme l'exploitation des droits par Nick Rodwell, poursuivant tout contrevenant au droit de propriété intellectuelle avec la ténacité des Dupondt et le culot de Séraphin Lampion, le plus américain des personnages de Tintin (qu'on imagine bien couchant avec la Castafiore, après le suicide de Haddock).

    + Amusante affaire de contrefaçon de caricatures (Lefred-Thouron, Cabu, etc.) rapportée par François Forcadell. Le délit est somme toute assez flatteur pour les auteurs. F. Forcadell ne tient pas trop non plus à passer pour un défenseur à tout crin de la propriété. Et puis, qu'est-ce que c'est que l'art authentique, dans le fond ? Des artistes prestigieux comme Salvador Dali et Damien Hirst ont déjà joué à ce petit jeu-là. Hirst a fait preuve d'originalité, puisqu'il n'a pas fabriqué des faux comme Dali, mais acheté sur ebay.com des faux grossiers signés Picasso afin d'en stimuler la cote.

    + Le gratuit publicitaire Zoo n°52 recommande "Clandestino", par Aurel (Glénat) : "Ce que je raconte est vrai, comme le meurtre de deux immigrants en Espagne qui, pour avoir du boulot, offraient leurs services deux pour le prix d'un. Ils ont été tués par d'autres immigrants qui avaient peur de ne plus trouver du travail à cause d'eux." Dans cette BD réaliste sur les travailleurs clandestins marocains, Aurel a choisi d'introduire un personnage de fiction, Hubert Paris, quadra qui se lance dans des enquêtes sur des sujets tabous - une sorte de Bernard de la Villardière en plus rigoureux.

    + A l'attention des Parisiens : un forum du fanzine et des éditions modestes se tiendra au café "Le Petit Ney" (Paris 18e), samedi 29 mars.

    + Yves Frémion est connu pour ses chroniques BD dans diverses publications ; il est aussi le rédac-chef d'un fanzine, "Papiers Nickelés", dédié au dessin et à l'illustration, qui fête ses dix ans en proposant un numéro spécial international. Petite citation de Frémion glanée je ne sais plus où : "On ne mesurera jamais le mal fait par Marcel Duchamp avec son humour pris au premier degré par un siècle de plasticiens sinistres qui le répètent de galerie en galerie, avec leur art conceptuel de feignants et leurs installations nazes. Les rares qui échappent sont des déconneurs comme Duchamp. Le plus génial, c'est Maurizio Cattelan."

    + Pour redorer leur blason auprès du jeune public, les musées ont lancé sur Twitter une semaine des musées ; on consultera Twitter avec les ashtags #ImagineMW et #MuseumWeek, et on s'amusera à mesurer quel musée compte le plus de "followers".

    + Le dessin du jour est de l'Argentin Quino, créateur de Mafalda, qui a été décoré cette semaine de la Légion d'honneur à l'occasion du Salon du Livre de Paris, deux ans après s'être fait épingler les "arts et lettres". Quino a cessé de dessiner Mafalda depuis des lustres et se consacre depuis au dessin de presse humoristique (Bientôt il n'y aura plus que les dessinateurs de BD argentins à être fiers de recevoir la Légion d'honneur)/(Toile ci-dessus de Jean-Siméon Chardin (1699-1779).

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  • TOP-ALBUMS 2013

    10 meilleurs albums BD 2013 (hors rééditions)

    ...ou comment se faufiler comme un as du slalom à travers l'avalanche des nouveaux albums.

    1/Le Chien qui louche (Etienne Davodeau/Futuropolis)

    Haut-lieu du culte que l'homme se rend à lui-même, il flotte au Louvre un parfum d'absurdie habilement peint par E. Davodeau.

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    2/Le Mix (Mix & Remix/Buchet-Chastel)

    La dictature est favorable, dit-on, à l'épanouissement de l'humour et des humoristes. Mix & Remix, d'origine Suisse, vérifie une fois de plus l'adage.

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    3/Stevenson, le pirate intérieur (Follet, Rodolphe/Dupuis)

    La biographie en BD d'une âme retenue prisonnière par la maladie, et battant le pavillon noir de l'aventure de toutes ses forces : une gageure relevée avec brio par Follet & Rodolphe.

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    3/La Nuit du Capricorne (Grégoire Carlé/L'Association)

    De l'évolution de l'homme vers l'insecte. Mathématique et kafkaïen.

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    5/La Colonne (N. Dumontheuil, Dabitch/Futuropolis)

    De l'évolution de l'homme vers l'insecte. Mathématique et kafkaïen.

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    Dabitch et Dumontheuil montrent le revers de la médaille, à partir d'une tragédie réelle occultée.

    (...)


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  • Hollande et ses 2 femmes***

    La BD de Renaud Dély (scénariste chargé de l'info sur "France-Inter") et Aurel n’est ni un pamphlet, ni 

    webzine,gratuit,bd,zébra,fanzine,bande-dessinée,critique,kritik,hollande,ségolène royal,renaud dély,aurel,valérie trierweiler,françois mitterrandune satire comique, contrairement à ce que son titre boulevardier pourrait laisser croire. C’est plutôt un portrait biographique du nouveau président. Je dis «nouveau», bien que François Hollande paraît déjà usé; mais, ce qui s’use à toute vitesse, en réalité, ce ne sont pas tant les hommes que le «marketing» politique et les belles promesses de campagne. Le jour où vous vous rendez compte que le père Noël n'est pas ce que vous croyez, vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous d'y avoir cru.

    Il fallait remplacer le soldat Sarkozy, bien trop amoché par la crise et la contradiction flagrante des martingales libérales par la faillite du système libéral : F. Hollande a su saisir le coche.

     

    Quel homme se cache derrière le discours de pondération radicale du terroir corrézien, qui a permis à F. Hollande de l’emporter ? Cette biographie en BD permet de le découvrir partiellement. Il semble que ses conseillers en com’ n’ont pas eu beaucoup à se creuser les méninges pour faire de Hollande un homme normal, assez sympathique pour cette raison – somme toute un type en conformité avec l’idéal démocratique, comme son prédécesseur était conforme à l’idée de compétition ; comme la vie sociale est bien plus soumise à l’esprit de compétition, Hollande risque d’être accusé de jouer un double jeu (il l’est déjà).

     

    La vie sentimentale du président met un peu de piment dans la sauce, certes, mais pas tant que ça. Le «divorce» (ils ne sont pas mariés, mais « ça revient au même », dit François Mitterrand à Ségolène Royal) entre François et Ségolène était inéluctable: leurs carrières politiques respectives les accaparaient autant l’un que l’autre. F. Hollande trouve en Valérie Trierweiler une assistante plus dévouée. Son "twitter" gaffeur et plein de jalousie prouve qu’elle est, elle aussi, on ne peut plus normale. Pratiquement, malgré sa connaissance des arcanes politiques, madame Royal aurait sans doute été trop encombrante pour F. Hollande.

     

    Tous ces gens normaux, aux prises avec une réalité qui semble les dépasser, ne dirait-on pas qu’il y a quelque chose qui cloche ? Pas forcément : le personnage du politicien fait bien partie de la tragédie, qu’il soit un grand personnage, fin stratège couvert de gloire comme César, soi-disant le descendant de Vénus, ou bien falot et en proie au questionnement existentiel, comme Richard II d’Angleterre ; il fait bien partie de la tragédie, mais le tragédien nous le montre toujours, agissant inconsciemment et comme dans un rêve. La politique est donc toujours décrite dans la tragédie comme un niveau de conscience subalterne. De tous les souverains « inconscients », le peuple est sans doute celui qui l’est le plus. Il ne sait même pas qui l’a couronné, ni où, ni comment, ni pourquoi ?

    Hollande et ses 2 femmes, R. Dély & Aurel, Glénat, 2013.