+ Manu Larcenet, auteur du best-seller "Blast", a décidé de fermer son blog, irrité qu'on lui pique ses dessins et les réutilise sans son accord. C'est plutôt gonflé de la part d'un auteur qui fait du Edgar Poe-fleuve. Comme Manu Larcenet fait plutôt penser à un paysan madré qu'à un assassin sympathique, il ne serait pas étonnant qu'il trouve dans Maupassant l'inspiration de ses bandes-dessinées futures.
+ Le dessinateur de presse Aurel (Le Monde, Politis, Yahoo-actualités), proteste sur sa page facebook contre les nouveaux contrats contenant des clauses abusives que les journaux font signer aux dessinateurs de presse. Il est bon de rappeler que le droit de propriété intellectuelle n'a pas été inventé pour protéger les auteurs, mais les éditeurs. La meilleure protection d'un dessinateur de presse n'est pas juridique, mais réside plutôt dans l'intelligence de son rédacteur en chef.
+ Une jeune artiste luxembourgeoise, Deborah de Robertis, s'est brièvement dénudée au Musée d'Orsay au pied du très (trop ?) célèbre tableau de Courbet, "L'Origine du Monde". "Le Figaro", à peine choqué, précise que cette artiste qui n'a pas froid aux yeux a été admise par un jury à résider à la Cité internationale des Arts de Paris. C'est quand même plus pratique pour se réchauffer après un "happening". On trouve sur le site de l'ambassade du Luxembourg le récapitulatif de la démarche de D. de Robertis.
+ Le concours "Jeune talent" organisé par le festival BD "Quai des Bulles" de St-Malo (plusieurs catégories d'âge) propose de plancher sur le début de thème suivant : "Dans ma rue..." (-5 sept.). Le gagnant touchera 500 euros pour dessiner l'affiche du prochain concours. Le prochain festival BD-Fil de Lausanne a choisi le thème du strip-tease pour son concours "Dessinateurs de demain" (-30 juin).
+ Le dessin de la semaine, une accumulation de chiens, est une étude signée Aude Wiard, (Arts déco. de Strasbourg).


renom à se réclamer d’une démarche artistique guidée par l’histoire. Ce motif diverge du motif moral ou religieux habituel. J’ai d’ailleurs été longtemps persuadé que Currin était britannique, tant la culture américaine ignore systématiquement l’histoire. Il y a bien quelques poètes réactionnaires, foncièrement hostiles à la modernité ou la démocratie tels Edgar Poe, Ezra Pound, H.D. Thoreau, voire C. Bukowski sur le mode comique; mais des artistes américains inspirés par l’histoire, je ne n’en vois aucun…
pas lu «Maus», d’Art Spiegelman ; quand j’ai essayé, je me suis perdu dans toutes les souris au bout de trois pages, j'ai perdu le fil… Et puis je n’ai pas lu non plus «Blast», de Manu Larcenet. Enfin, disons que je viens juste de combler cette lacune : mes préventions venaient du «Retour à la terre», dont l’humour ne m’avait pas plus emballé que ça, naguère.