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julie birmant

  • Revue de presse BD (293)

    + Un peu plus d'un demi-siècle après son "âge d'or", la BD franco-belge manque cruellement de bons webzine,bd,zébra,gratuit,fanzine,bande-dessinée,actualité,revue,presse,hebdomadaire,novembre,2018,julie birmant,oubrerie,hugo pratt,corto maltese,meurtre,abyssinie,renée stonescénaristes soutenant la comparaison avec un Goscinny, un Greg... ou encore un Charlier.

    Les scénaristes des années 60 faisaient un effort pour adapter westerns, polars et super-héros américains à un public européen plus exigeant.

    La scénariste Julie Birmant, dont la biographie de Picasso fut il y a quelques années un succès de librairie (mérité), vient d'entamer une carrière dans le genre épique en inventant le personnage de l'aventurière ingénue Renée Stone.

    Pure invention ? Pas tout à fait puisque la scénariste et le dessinateur C. Oubrerie ne cachent pas qu'ils marchent sur les traces de Corto Maltese. H. Pratt n'est sans doute pas le meilleur scénariste, mais globe-trotter et plus ou moins aventurier lui-même, il a su insuffler à ses BD un parfum d'authentique exotisme.

    On retrouve dans "Meurtre en Abyssinie", premier tome des aventures de Renée Stone, le talent de J. Birmant pour camper des personnages vivants. Le scénario n'innove pas particulièrement en donnant le premier rôle à une femme, puisque H. Pratt l'avait déjà fait dans l'un de ses meilleurs albums paru en 1978 ("Ann de la Jungle"). Et puis, si les aventuriers sont souvent des hommes, l'Aventure, elle, sera toujours une femme.

    On reste sur sa faim cependant car Renée Stone est conçu comme une série à suspense. Pas forcément une bonne idée éditoriale.

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    + Cette année le SoBD, salon de petits éditeurs de BD indépendants à Paris (7,8,9 déc.), met cette année à l'honneur la BD canadienne en exposant les planches de quelques-uns de ses ressortissants anglo ou francophones : Chester Brown, Joe Ollman, Siris, Julie Delporte, Nina Bunjevac, Catherine Ocelot (planche ci-dessus par le bédéaste canadien Seth).

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    (par Bobika, caricaturiste à "Siné-Mensuel")

    + Le bar "Le 61" (Paris 19e) accueille une expo de caricatures pour fêter les dix ans du lancement de "Siné-Mensuel", créé en réaction au licenciement abusif par "Charlie-Hebdo" de son chroniqueur vedette. A cette occasion "Siné-Mensuel" a également publié un hors-série qui récapitule cette aventure éditoriale indépendante.

  • Voltaire amoureux**

    Nous avions aimé le "Pablo" de Clément Oubrerie (scénarisé par Julie Birmant) parce qu'il s'attache à retracerwebzine,bd,zébra,gratuit,fanzine,bande-dessinée,critique,clément oubrerie,voltaire,les arènes,julie birmant,pablo,picasso,descartes,pascal,malebranche,candide,leibnitz la carrière d'un homme, transformé pour le besoin de la cause communiste en "monstre sacré", et devenu ainsi inaccessible.

    On cerne mieux Picasso grâce à cette fresque en BD de la bohème parisienne où le talent de cet artiste se développa et atteignit son apogée.

    Voltaire n'est pas moins "monstrueux" a priori. Le philosophe en qui Marx voyait "le sommet de la pensée bourgeoise" (compliment qui recèle une critique) fait partie du panthéon des lettres françaises, avec tout ce que ça suppose d'adulation, de petits accommodements avec la vérité, voire de légende dorée.

    C'est déjà une gageure en soi de tenter de reconstituer une époque plus lointaine que le Paris de Picasso; pour ce faire, C. Oubrerie utilise son crayon comme un biographe conventionnel ne peut le faire. Néanmoins une époque ne se résume pas à des éléments de décors et au costume; encore faut-il en comprendre et en restituer l'esprit pour ne pas tomber dans le décors de "carton-pâte".

    Dans l'ensemble le résultat est assez vivant, mais souffre de la comparaison avec le précédent "Pablo", dont le scénario était mieux ficelé et les personnages secondaires plus étoffés.

    Oubrerie peint un écrivain arriviste, qui se persuade de son génie afin de mieux en persuader autrui - un écrivain dont la vivacité d'esprit et la facilité de répartie font mouche dans les salons. De cet esprit, Voltaire se sert pour séduire des femmes d'une condition supérieure à la sienne et les mobiliser au service de sa cause.

    Le chemin est donc illustré, qui conduisit Voltaire jusqu'à une gloire, si ce n'est aussi grande que celle d'Homère ou Shakespeare, du moins considérable.

    L'arrivisme littéraire est un mobile persistant aujourd'hui et Voltaire peut passer pour le précurseur de bon nombre d'intellectuels plus ou moins brillants après lui. Cependant, par-delà l'arrivisme et les saillies spirituelles, qu'est-ce qui distingue Voltaire des intellectuels d'aujourd'hui, dont le vedettariat est sans doute éphémère ? C'est le point le plus difficile à dessiner pour Oubrerie. Contrairement à Picasso, dont tout le monde a en mémoire les oeuvres les plus marquantes, Voltaire n'est pour beaucoup qu'un vague souvenir scolaire qui exige d'être rafraîchi si on ne veut pas demeurer au niveau de la fiction.

    La BD se risque sur le terrain de la pensée du philosophe; en particulier, dans ce premier tome, de sa pensée religieuse et de son anticléricalisme. Sujet ô combien difficile, car se mélangent chez Voltaire l'opportunisme (l'athéisme et le libertinage sont alors à la mode, notamment dans la noblesse) et les critiques plus sérieuses (des "Pensées" de Pascal ou de la théologie de Bossuet, Descartes, Malebranche...).

    Le premier tome de cette fresque est insuffisant pour souligner l'enjeu que représente cette nouvelle culture philosophique, dont Voltaire sut habilement se faire le principal ministre, et dont il demeura l'emblème au service des élites bourgeoises, avant d'être pris pour cible à son tour de la critique marxiste et, d'une manière générale, démodé par la philosophie allemande du XIXe siècle (pour de bonnes et de mauvaises raisons).

    Voltaire est également trop sceptique pour être vu comme le père d'un athéisme, souvent assimilable en France à une véritable secte imperméable à la critique. Cet athéisme "militant" s'avère un produit plus récent de l'ère technocratique, dont Voltaire n'a pas envisagé le terme.

    La meilleure compréhension de Voltaire est peut-être fournie par ses petites pièces satiriques, dont cet ambitieux ne faisait pas lui-même le plus grand cas, mais qui restent les plus lues. La satire est en effet un remède à l'optimisme inoculé par la religion ou l'idéologie (le providentialisme scientifique de Leibnitz-Pangloss dans "Candide") : elle détourne des illusions, mais ne constitue pas un aliment suffisant pour nourrir l'esprit. La bourgeoisie a pris du gras depuis le maigre Voltaire.

    Voltaire amoureux (tome I) par Clément Oubrerie, eds Les Arènes-BD, 2017.

  • Revue de presse BD (111)

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    + Le Musée de Montmartre propose une exposition autour de la bd en quatre volumes sur Picasso par Julie Birmant et Clément Oubrerie (jusqu'au 31 août) : planches originales, photos d'époque, toiles de maîtres montmartrois... Clément Oubrerie a su éviter le kitsch dans lequel le cinéma tombe dès qu'il s'agit de montrer Montmartre.

    + Sous prétexte qu'elle dresse un portrait de François Hollande peu flatteur ("Un bourgeois moralisateur portant les oripeaux du peuple") et de quelques autres grosses légumes, faut-il censurer le polar en BD "Zombies néchrologies", s'interroge "Le Figaro" ? Le président de la République n'a pas porté plainte pour diffamation.

    + Jamais à court d'idées et de projets, l'illustrateur Philgreff propose chez "Thebookedition" cinquante devinettes pour les cinéphiles : à l'aide de quelques dessins, le but du jeu est de retrouver les titres de classiques du cinoche.

    + Le dessin de la semaine, intitulé Made in China, est signé Julien Gutieres et il est extrait de son bordelijistan :

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  • Revue de presse BD (93)

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    + La dernière enquête de Spirou et Fantasio, signée Schwartz & Yann, qui paraît en feuilleton dans l'hebdomadaire "Spirou", mène ces deux héros à Saint-Germain-des-Prés, au "Café de Flore", où ils ne manquent pas de croiser Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Comme quoi il n'y a pas qu'en Ukraine qu'on déboulonne de vieilles statues...

    + Toujours dans le magazine Spirou (12 mars 2012), la scénariste de "Pablo", biographie en BD de Picasso dont le dernier tome va paraître chez Dargaud, Julie Birmant explique qu'elle a voulu "donner sa revanche" à Fernande Olivier, dont Picasso fit interdire la parution de ses mémoires. Fernande révélait notamment que Pablo consommait régulièrement de l'opium. Julie Birmant conclut que l'art de Picasso plaît peut-être beaucoup aux enfants parce qu'il était comme eux : gai, vivant, et parfois un peu cruel (troisième tome prépublié dans lemonde.fr).

    + L'association Artémisia, dont la vocation est de promouvoir la bande-dessinée féminine, s'offusque de la faible proportion de femmes au Panthéon, et à demandé à neuf dessinatrices de protester par un dessin. S'il y a bien un lieu où la paix et l'égalité devraient régner entre les sexes, ce sont les cimetières, columbariums, mausolées, et autres espaces cinéraires !

    + Un trophée "presse-citron" du dessin de presse, ou plutôt deux, l'un pour les professionnels, l'autre pour les amateurs, sera décerné dans le cadre d'une biennale du dessin de presse organisée à la BNF. Candidature jusqu'au 17 mars.

    + Lors des obsèques du cinéaste breton Alain Resnais, son portrait en BD par Floc'h, également auteur d'affiches pour des films de Resnais, a été placardé sur la facade de l'église Saint-Vincent-de-Paul (Paris, Xe).

    + Fred Wayne, rédac-chef du fanzine "Rien-à-voir", raconte sur son blog-BD sa vie aux "Restaus du coeur" où il travaille comme bénévole.

    "Comment ce but serait atteint, il n'en savait rien. Il attendait seulement son heure, comme fait la jeunesse ; il savait seulement qu'il appartenait à cette vieille famille de la terre dont le destin, dont une responsabilité, était de jouer un rôle dans l'histoire (...)" : "La Vie Hantée" (The Haunted Life), roman inédit de Jack Kerouac, vient de paraître aux éditions Penguin ; le manuscrit, rédigé par l'écrivain à 22 ans, et ensuite perdu dans un taxi new-yorkais, a été retrouvé. Dans cette oeuvre largement autobiographique, Kerouac s'interroge sur son destin de rejeton d'une vieille famille française émigrée au Canada.

    + Le dessin de la semaine est de Tamia Baudoin qui collabore au fanzine "Le Loyer".

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  • Revue de presse BD (92)

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    + Les Français ne sont pas les seuls à s'amuser aux dépends des grosses légumes de la politique. La preuve en est, ce couple Merkel-Hollande photographié au dernier carnaval de Düsseldorf, parmi de nombreuses autres caricatures de stars de la politique internationale. Maigre, le nez aquilin, Hollande n'est guère différent ainsi de N. Sarkozy, représenté lors d'éditions précédentes en compagnie de la chancelière, avec le même bicorne. 

    + La "Revue dessinée", spécialisée dans le reportage-bd (deux numéros parus), publie sur son site "Bangui", par Didier Kassaï, chrétien de Centrafrique (marié à une musulmane), témoignage sur les affrontements entre groupes paramilitaires dans cette ancienne colonie française. Si la technique narrative retenue permet au lecteur de se retrouver au coeur d'affrontements décrits par un autochtone, en revanche il est difficile d'en dire plus de cette façon sur les enjeux du conflit.

    + Rares sont les timbres qui font couler autant de salive : la nouvelle Marianne "femen" est au centre d'un imbroglio judiciaire, puisque le dessinateur israélien David Kawena, qui s'était d'abord partagé avec le Français Olivier Ciappa la coquette somme de soixante mille euros, revendique désormais la paternité exclusive du dessin cosigné. Cette Marianne est censée incarner une figure plus moderne de la déesse païenne antique de la fécondité. Ce symbole républicain est d'ailleurs aussi un héritage catholique, puisque l'Eglise romaine attribua préalablement une fonction et un culte similaires à la vierge Marie, afin de se mettre plus facilement le monde paysan dans la poche (il est plutôt amusant de voir des dessinateurs de presse anticléricaux vouer un culte à Marianne).

    D. Kawena nie s'être inspiré de la militante féministe ukrainienne Inna Shevchenko, déterminée à ce que sa patrie cesse d'être le "vide-couilles de l'Europe". Perette avec son pot-au-lait, cul par-dessus tête, aurait pu faire également une bonne Marianne au goût du jour, puisque richesse et croissance sont désormais plus affaire de placements financiers juteux que de semence.

    Bouquet final, l'avocat d'un des plaignants se nomme Charles... Cuny.

    + Surfant sur le succès des précédents tomes, le Monde.fr diffuse gratis en ligne la suite des aventures de Pablo Picasso & Cie, par Julie Birmant et Clément Oubrerie. Désacraliser Picasso pour permettre de mieux le comprendre, lui et son époque, est une bonne idée de la part de la scénariste, qui a réussi à brosser des personnages à peu près crédibles, bien que les admirateurs de Kees Van Dongen regretteront qu'il soit réduit dans cet épisode à une sorte de queutard prétentieux façon Jacques Chirac ou DSK. Les efforts de Picasso pour parvenir au sommet sont bien montrés, ainsi que le doute qui s'empara de lui après avoir peint son surprenant "Bordel" (Demoiselles d'Avignon),

    + "Franzine 2014" est un des rares festivals annuels sur le thème de la micro-édition. Il se tiendra les 21, 22 et 23 mars prochains à Lyon. Programme et bulletin d'inscription ici.

    + Google adresse régulièrement à travers ses "doodles" des clins d'oeil aux différentes communautés culturelles ; tout récemment aux bédéphiles avec ce dessin de Gaston Lagaffe.

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  • TOP-ALBUMS 2013

    10 meilleurs albums BD 2013 (hors rééditions)

    ...ou comment se faufiler comme un as du slalom à travers l'avalanche des nouveaux albums.

    1/Le Chien qui louche (Etienne Davodeau/Futuropolis)

    Haut-lieu du culte que l'homme se rend à lui-même, il flotte au Louvre un parfum d'absurdie habilement peint par E. Davodeau.

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    2/Le Mix (Mix & Remix/Buchet-Chastel)

    La dictature est favorable, dit-on, à l'épanouissement de l'humour et des humoristes. Mix & Remix, d'origine Suisse, vérifie une fois de plus l'adage.

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    3/Stevenson, le pirate intérieur (Follet, Rodolphe/Dupuis)

    La biographie en BD d'une âme retenue prisonnière par la maladie, et battant le pavillon noir de l'aventure de toutes ses forces : une gageure relevée avec brio par Follet & Rodolphe.

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    3/La Nuit du Capricorne (Grégoire Carlé/L'Association)

    De l'évolution de l'homme vers l'insecte. Mathématique et kafkaïen.

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    5/La Colonne (N. Dumontheuil, Dabitch/Futuropolis)

    De l'évolution de l'homme vers l'insecte. Mathématique et kafkaïen.

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    Dabitch et Dumontheuil montrent le revers de la médaille, à partir d'une tragédie réelle occultée.

    (...)


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  • Pablo-Matisse (T.3)****

    Après avoir dit tout le bien que je pensais du premier tome des aventures de Pablo Picasso, par webzine,bd,gratuit,zébra,fanzine,bande-dessinée,kritik,critique,pablo,matisse,clément oubrerie,julie birmant,picasso,max jacob,gertrude stein,biographie,arianna stassinopoulos huffington,biopic,apollinaireBirmant et Oubrerie, je me suis abstenu de faire la critique du second tome, moins léger. On retrouve dans le troisième tome le ton de l’esquisse légère pour brosser le portrait du peintre qu’il est convenu de considérer comme le Michel-Ange des temps modernes, et qui ambitionna, de fait, d’atteindre le sommet de l'art.

    Plus intellectuel que Picasso, Delacroix mentionne dans son «Journal» que, contrairement à la musique, qui exige des œuvres les plus parfaitement composées, l’esquisse vaut souvent mieux en peinture que le produit fini destiné à satisfaire le commanditaire…

    Ma comparaison est ici avec des biographies pesantes, pleines de références et qui se veulent exhaustives, mais tombent dans les détails superflus, voire souvent le piège de l’hagiographie en ce qui concerne Picasso, afin d’en faire une gloire nationale.

    L’habileté du scénario de Julie Birmant consiste à mettre les personnages « secondaires » en avant, et à décentrer au maximum sa biographie de Pablo, ce qui permet de gommer l’image d’Epinal du « monstre sacré », et de rendre l’artiste plus humain. D’ailleurs l’œuvre d’un artiste qui vise la gloire comme Picasso, ne s’élabore pas exclusivement en son âme et conscience. Il tient compte de ses contemporains, ou au moins de son entourage proche, surtout lorsqu’il est composé d’artistes comme Max Jacob et Apollinaire, ou d’amateurs d’art comme Gertrude Stein, que l’on voit traiter Picasso comme son poulain. Les caractères sont bien traités, d’une manière caricaturale mais sans excès, suivant une méthode qui permet d’en saisir le caractère. Max Jacob dans le premier tome, étonné et séduit par tant de primitive virilité chez son ami Pablo ; Matisse fait office de contrepoint dans le dernier, tant son tempérament policé diffère de celui du brutal Espagnol. Le scénario fait bien d’insister sur la virilité, voire le machisme de Picasso, dont l’art n’a pas toujours l’heur, en effet, de plaire aux femmes, a contrario de Gertrude Stein, dont la BD de Picasso nous dit qu’il a voulu la portraiturer comme une pierre. Je fais référence ici à la biographie d’une autre Américaine, qui s’est appliquée à démolir la statue de Picasso, pour la seule raison de cette virilité débordante (Arianna Stassinopoulos-Huffington). Au demeurant, on peut se demander si le seul lien véritable entre Picasso et le parti communiste ouvrier n’est pas, précisément, cette virilité, vu l’indifférence manifestée par Picasso pour l’idéologie ou la politique ? (la mentalité de Picasso est très éloignée de la dévaluation de l'idée de "génie artistique" par K. Marx).

    Pour le défaut de ce «biopic», et bien que le dessin de Clément Oubrerie soit assez enlevé, je mentionnerais la colorisation des planches, estimant le noir et blanc à la fois mieux adapté à la BD en général, et à l’art d’un peintre assez sculptural.

    La biographie de Birmant et Oubrerie permet de suppléer autant que possible à l’enseignement de l’histoire de la peinture, presque parfaitement sinistré en France, ou recouvert du leitmotiv de l’art numérique, qui dissimule mal son objectif de promotion des gadgets technologiques. Des esprits moins ronchon que le mien diront que cela permet au moins de préserver l’art du manque de saveur des matières enseignées à l’école… et ils auront sans doute raison.

    Pablo-Matisse (T.3), J. Birmant & C. Oubrerie, Dargaud, 2013.

    Zombi (leloublan@gmx.fr)