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karl marx - Page 3

  • Réduction de tête

    ...littéraire (pour faire de la place dans ma bibliothèque).

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    par Antistyle


     

  • L'Enéide**

    «L’Enéide» est-elle chiante ? Paul Veyne, auteur d’une nouvelle traduction, tente dans sa préface dewebzine,bd,gratuit,zébra,fanzine,bande-dessinée,kritik,critique,l'enéide,paul veyne,karl marx,latin,romain,super-héros,métempsycose,virgile,achille prouver que ce long poème latin est encore digne d’attention aujourd’hui. Après tout, les super-héros continuent de passionner une partie du public, et «L’Enéide» est justement une histoire de super-héros.

    Des divers arguments mis en avant par Veyne, la comparaison avec les films d’action n’est pas le plus convaincant – les films d’action passent à juste titre pour les plus rébarbatifs ; ils ne font que combler le besoin de mouvement des personnes les plus passives.

    Notre préfacier use de surcroît d’arguments d’ordre esthétique, relativement confus et discutables. Ainsi, vanter la beauté classique de Virgile («Si le lecteur aime la musique classique ou la peinture italienne, il aimera l’Enéide.»), tout en le rapprochant du «moderne Baudelaire», est tiré par les cheveux ; si Virgile n’est pas de ces artistes virtuoses ou académiques réprouvés par Baudelaire, cependant la remarque de ce dernier sur la «beauté de la charogne» est restée célèbre. L’art moderne inclut parmi les objets de délectation livrés à l’admiration du public la pourriture et les oeuvres en décomposition; le charme s’est, en quelque sorte, substitué à la beauté. Baudelaire et Delacroix fondent leur misogynie sur le fait que les femmes sont, à leurs yeux, «trop naturelles».

    De ce point de vue, on peut considérer que Virgile et son Enéide sont définitivement archaïques, et le latin une langue morte. Bien qu’elle soit une obsession latine, on voit d’après Paul Veyne que l’esthétique est une science aussi indéfinie que l’éthique, le «classicisme» un vaste fourre-tout.

    K. Marx, en historien, juge la culture latine entièrement décadente, c’est-à-dire un simple décalque de la Grèce antique, sans comprendre les enjeux scientifiques ou métaphysiques qui animaient son art et ses savants. Son argumentaire est mieux étayé.

    P. Veyne lui-même ne cache pas que le long poème religieux ou nationaliste de Virgile résulte surtout de l’effort du poète latin pour éclipser Homère ou lui succéder dans le monde latin. Mais rien ne dit que la gloire fut le mobile d’Homère ; on peut même, étant donné le sort d’Achille et son point faible, penser le contraire.

    Cela amène à cette question-réponse, récurrente chez P. Veyne, spécialiste de la culture latine antique, et qu’il pose encore dans cette préface. Puisque elles constituaient leur socle religieux, les Romains avaient-ils foi dans les fables de Virgile ? Sa réponse me paraît, si ce n’est inexacte, du moins un peu limitée. P. Veyne postule à peu près que la religion romaine était une nécessité sur la plan politique, ou celui du « lien social » comme on dit aujourd’hui ; par conséquent les élites cultivées et moins crédules ne voyaient pas au-delà de l’efficacité de ces fables.

    P. Veyne s’en abstient, mais on pourrait faire la comparaison avec le culte de l’argent, qui domine aujourd’hui. L’homme occidental moderne a-t-il foi dans l’argent ? En un sens on peut dire que oui… jusqu’à l’effondrement des cours de la monnaie; autrement dit, tant que la fortune conserve sa fonction rassurante. Du reste, le désir de gloire persiste, bien au-delà d’Achille ou des super-héros romains, qui à cet égard sont nos contemporains. L’idée de métempsycose et celle de gloire étant liées, on peut dire que le monde moderne est largement déterminé par un sentiment religieux similaire à celui de la Rome antique. Tout au plus parle-t-on, pour sacrifier à la dernière mode démocratique, de «quart d’heure de gloire», et d’inconscient plutôt que de «séjour des morts».

    Voici quelques extraits de la rumeur des anciens super-héros, traduits par un moderne professeur :

    « Quel dieu pourrait, à ce point, me faire connaître tant d’atrocités ? Lequel pourrait dire en vers les carnages dans les deux camps opposés, la mise à mort des capitaines à laquelle procèdent, tour à tour, dans toute l’étendue de la plaine, tantôt Turnus et tantôt le héros troyen ? Ce fut donc ton bon plaisir, Jupiter, qu’un si large mouvement jette l’un contre l’autre des peuples destinés à vivre un jour une paix éternelle ?

    Enée cueille d’un coup dans le flanc le Rutule Sucro ; ce premier combat a stoppé l’offensive troyenne, mais Sucro ne retarde pas longtemps Enée qui, de sa cruelle épée, lui transperce les côtés et la cage de la poitrine, par où le destin est le plus rapide. Turnus, lui, a mis pied à terre et aborde Amycus, jeté bas par son cheval, et son frère Diorès, qu’il frappe de sa longue lance pendant qu’il venait sur lui ; il frappe l’autre de son épée, accroche à son char les deux têtes coupées et les emporte, ruisselantes de sang. Enée envoie à la mort talos, Tanaïs et le vaillant Céthégus, tous trois dans une même rencontre, et avec eux Onitès au visage peu avenant, fils d’Echion et qui avait pour mère Péridia. »

    Enéide, Chant XII.

     

    L’Enéide, de Virgile (trad. et préface de Paul Veyne), Albin Michel, les Belles Lettres, 2012.

  • Economix**

    L’impression que les lois de l’économie échappent aux experts eux-mêmes (les fonctionnaires de Bercywebzine,gratuit,zébra,fanzine,critique,kritik,economix,les arènes,adam smith,économie,science,jacques attali,karl marx,engels pratiquent-ils l’onanisme dans leur grand paquebot ?) incite le grand public à se prendre en main et s’informer lui-même, tant nos vies paraissent réglées par un grand logiciel implacable qui tourne en roue libre. C’est à ce motif de curiosité inquiète que répond l’auteur – américain – d’une volumineuse BD, Economix, récemment publiée par les Arènes.

    -          Leçon n°1 : en matière d’économie, mieux vaut ne pas se fier aux experts. On se souvient du mot de Jacques Attali au plus fort de la tempête des subprimes, involontairement comique, claironnant qu’il avait prévu la crise… dans les trente années à venir. Imaginez le garagiste : «J’avais bien vu que vos plaquettes de frein étaient usées, mais je pensais que vous pouviez encore rouler quelques centaines de km.»

    Le discours des experts économique au plus fort de la crise fait penser à celui des médecins au chevet des grands malades: -Accrochez-vous !, disent-ils en croisant les doigts dans le dos. En dernier recours, une petite prière à mère Nature afin d’accorder une rallonge n’est pas de trop.

    En définitive on en revient à l’hymne païen de Pangloss : «Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.» ; et on peut se demander si penser l’économie ne revient pas à faire le vide dans sa tête, et ne penser à rien. Les abeilles ou les castors n’ont pas d’experts économiques, et ils s’en sortent plutôt pas mal.

    Le bouquin rappelle d’ailleurs que les économistes libéraux les plus prudents, Adam Smith par exemple, définissent le travail et l’argent comme une puissance naturelle. Il convient donc seulement d’éviter à l’homme les lames de fond et les cyclones trop violents par quelques mesures ou plans artificiels. Smith vitupère les spéculateurs ou les capitalistes qui jouent avec le feu. Seulement voilà, il est trop tard, puisque l’Occident est entièrement converti à ce jeu, que ses institutions politiques reflètent et d’où il tire sa supériorité. Il est aussi difficile de faire machine arrière que de transformer le Titanic en canot de sauvetage. J’emploie volontiers des métaphores, puisque le discours économique a tendance à dissoudre les métaphores dans les statistiques et le calcul, d’une manière perceptible aussi sur le plan culturel ou artistique.

    Point positif de ce bouquin également, il fustige l’usage des formules mathématiques dans le domaine économique; elles ont le don de conférer une aura scientifique à des théories qui ne le sont pas, et de procurer une confiance excessive, quand la prudence est surtout requise.

    En effet, «l’exploitation des ressources humaines», selon l’expression qui convient pour qualifier l’esclavage moderne, peut parfois, qui sait, se heurter à la conscience humaine d’une manière imprévisible ? J’ai observé pour ma part que les escrocs sont plus avisés que les experts en matière économique (je soupçonne d’ailleurs que Jérôme Kerviel était parfaitement honnête et persuadé du sérieux de son métier et de ses études): or les escrocs se fient plus à leur instinct qu’aux formules mathématiques.

    Engels et Marx sont résumés aussi dans Economix, qui se veut la première histoire de l’économie en BD, mais dont le ton est parfois un brin moralisateur, hélas.

    Marx à juste titre, puisqu’il fut et reste sans doute l’analyste le plus complet du phénomène de la mondialisation et de la soumission des élites intellectuelles à des systèmes de pensée, notamment le système hégélien, dont on voit qu’il prévaut encore en matière d’art, alors même qu’il est le système le moins susceptible d’enrayer ce que les marxistes qualifient de fétichisme, qui aboutit à se prosterner devant l’argent et son pouvoir de déclencher l’émotion ou la passion humaine.

    Il semble en effet utile de joindre à l’étude de l’économie celle de l’art, ainsi que l'ont fait Marx et d’autres penseurs, et comme ne le fait pas assez Economix, bien qu’il participe d’une volonté artistique d’élucider la bêtise de l’action économique pour mieux y résister (la bêtise qui consiste essentiellement à se soumettre aux forces de la nature, dont l’économie n’est qu’une prothèse, ou à lui opposer des concepts et une éthique creux).

    Le défaut de l’ouvrage est de ne proposer qu’un panorama des différentes thèses ou pensées économiques successives, sans remettre en cause la démarche anthropologique de la «science économique». Celle-là lui donne sans doute cet aspect complexe et inintelligible, caractéristique selon Orwell de l’intellectualisme et des intellectuels, qui semblent ainsi trouver dans les replis de leurs pensées une sorte de confort assez inédite dans l’histoire de l’humanité.

     De même, puisque la prétention historique est ici affichée, on peut reprocher à l’ouvrage de s’abstenir de faire la remarque que l'enseignement économique libéral dominant a le don d’affranchir le progrès économique et technique de son rôle majeur dans le déclenchement des guerres mondiales, qui résultent largement de l’essor industriel.

    Economix - Michaël Goodwin & Dan E. Burr - Les Arènes, 2013.

    (Zombi - leloublan@gmx.fr)

  • Marx**

    C’est la mode en BD de présenter ou d’introduire des philosophes réputés, voire des hypothèses webzine,bd,gratuit,fanzine,zébra,bande-dessinée,kritik,critique,karl marx,engels,marxisme,biographie,révolutionnaire,hegel,stalinienscientifiques tarabiscotées, auxquelles les  non-initiés ne comprennent que dalle.

    Tous les outils semblent réunis aujourd'hui pour satisfaire la soif de connaissance et la combler -internet, wikipédia-, et pourtant cette soif n’en demeure pas moins aussi impérieuse, après des millénaires d’enquête.

    Il y a deux catégories d’être humains selon la dichotomie de Francis Bacon, qui fait partie des références humanistes de Karl Marx: d’une part ceux qui poursuivent le but du bonheur, de l’autre ceux qui poursuivent le but de la connaissance ou du savoir – que l’ignorance vrille autant que peuvent la soif ou la faim, et qui ne se satisfont pas de l’explication toute faite de la destinée, du hasard ou de l’Etat providentiel. Certainement Karl Marx fait partie de la seconde catégorie ; il affiche son mépris pour Epicure et l’épicurisme. C’est le principal mérite de cette BD de montrer Marx aiguillonné par la curiosité… et peut-être son seul mérite.

    L’album parvient à rendre Marx sympathique, comme le sont me semble-t-il les hommes ou les femmes insatisfaits d’eux-mêmes, et qui ne cherchent pas d’abord à se justifier par les erreurs d’autrui, ce qui est le penchant commun. Sur l’aspect didactique, en revanche, cette BD échoue à dire clairement en quoi la science de Marx est révolutionnaire et perturbe les certitudes technocratiques de son temps, qui est encore le nôtre.

    Le principal problème que la communication des ouvrages de Marx en France doit affronter n’est pas abordé dans cet album. C’est celui de la censure. En effet, Karl Marx ne partage aucune des valeurs laïques républicaines dont l’enseignement est obligatoire en France*. Les élites staliniennes ont naguère fait un effort considérable pour rapprocher Marx de Hegel, alors que celui-là n’a cessé de s’éloigner de la brillante théorie du progrès national-socialiste. Tout simplement parce que l’hégélianisme, lui, est compatible avec l’appareil judiciaire d’une république populaire ou démocratique, contrairement à la démonstration historique de Marx que le droit républicain ne fait que prolonger le droit ecclésiastique en l’adaptant à la nouvelle donne industrielle.

    Marx et Engels ont d'ailleurs anticipé la violence républicaine catastrophique du XXe siècle, tandis que les élites républicaines européennes n’ont fait que se disculper de cette violence, postérieurement aux catastrophes mondiales, suivant une méthode religieuse caractéristique.

    Marx avait bien compris que l’institution catholique romaine était imperméabilisée contre l’histoire. Mais qu'il en va de même pour toute institution puissante, qui pour des raisons organiques ne peut pas se permettre l'autocritique.

    Les quelques dernières pages de cette BD, consacrées à l’actualité de Marx, ne font qu’accroître la déception, car c’était là un sujet bien plus intéressant. Et Marx n’aurait accordé à sa propre biographie aucune espèce d’intérêt, n’étant pas de ces artistes qui se contemplent ou se projettent dans leurs ouvrages, en pensant qu’ils les prolongeront dans l’au-delà.

    Les auteurs, Corinne Maier et Anne Simon, constatent que chaque nouvelle crise économique remet au goût du jour la fameuse observation de Marx : «Le Capital est le pire ennemi du Capital», fortement évocatrice de la spiritualité juive dressée contre la tour de Babel, qui symbolise l’anthropologie ou le langage, et s’écroule d’elle-même. Parodiant Marx, on pourrait dire que la force révolutionnaire des «subprimes» ou des «hedge funds», aussi imprévisibles que les cyclones, excède largement la force révolutionnaire des mélanchoniens ou des lepénistes réunis, somme toute plus nostalgiques des «Trente Glorieuses» qu’autre chose.

    *Le meilleur indice de cette censure est l'omerta sur les études critiques de Marx concernant la révolution française de 1789, dans lesquelles l'historien établit un lien entre la démocratie libérale et le populisme, très peu conforme au catéchisme républicain.

    Marx, par Corine Maier et Anne Simon, Dargaud, 2013.

  • Revue de presse BD (39)

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    Croquis de David Roche, extrait d'une série exécutée au dernier fibd, à paraître incessamment sur ce blog.

    + A peine clôturé, le 40e (et dernier ?) Festival d'Angoulême, ses prix, ses médailles, suscitent des tas de réactions diverses et variées. Toutes ne sont pas aussi poétiques que celle de Franck K. May (lerapideduweb) ; Manu Larcenet a dessiné un strip plutôt acerbe. La dessinatrice Tanxxx trouve que la ministre Aurélie Filippetti n'est pas assez... féministe. Bref, beaucoup de bruit pour rien.

    + Le gagnant des "Révélations blog-BD 2013" est un geek (Malec). Il a l'air de croire à fond à la BD turbomédia du futur, comme on peut le constater dans cette interview vidéo. Moi je suis moins convaincu. D'ailleurs je soupçonne le mec de se doper, et je le verrais plutôt percer dans le cinéma ou le cyclisme que la BD.

    + Interwievée par Actuabd, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti avoue qu'elle est à peu près béotienne en matière de BD, et promet un soutien de son gouvernement aux libraires. C'est-à-dire aux commerçants. La faillite des libraires est-elle seulement une question de prix du livre et de concurrence de la grande distribution ? Les réactions aux propos tenus par la ministre dans cette interview sont surprenantes, car ces propos se distinguent surtout par leur grande banalité.

    + Les anciens élèves de l'atelier "illustration" de la Haute Ecole des Arts du Rhin (Strasbourg) raflent toutes les récompenses, semble-t-il. Sans doute le mélange de l'esprit de compétition et de savoir-faire technique alsaciens ?

    + Karl Marx parle de "lumpenprolétariat" (sous-prolétariat) pour désigner la classe des marginaux qui, contrairement au prolétariat, ne constituent pas une force révolutionnaire capable de renverser les élites bourgeoises. La dessinatrice Tanxxx, adepte de la linogravure, a fait les portraits, selon cette technique, de quelques représentants de ce sous-prolétariat, visibles sur son blog. Les premiers à écouter les discours de Marx furent des artisans, convaincus par ses discours sur l'esclavage industriel.

    + Lucas Varela (auteur argentin de "Paolo Pinocchio") a le mérite de le dire dans une interview par Claire Latxague : la bande-dessinée n'est pas faite pour être placardée sur les murs des galeries d'art. Robert Crumb l'avait dit aussi, mais après avoir accepté d'être exposé en France dans un musée prestigieux. Ce n'est pas du puritanisme, simplement que la BD n'est pas censée être décorative, ni remplir la fonction religieuse des musées.

    + Le dessin de la semaine est de Terreur Graphique, l'un des auteurs les plus talentueux de la presse satirique française, ou, pour être plus exact, de ce qu'il en reste. Ce dessin satirique a fait la couverture du n° du 31 janvier du quotidien "20 Minutes".

    (par Zombi - leloublan@gmx.fr)

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