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georges orwell

  • Revue de presse BD (325)

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    + Voltaire a de nouveau les honneurs d'un "biopic" en cette rentrée scolaire, par Philippe Richelle et Jean-Michel Beuriot (Casterman), après le "Voltaire amoureux" de Clément Oubrerie en plusieurs tomes, commencé en 2017. Ces albums proposent un portrait contrasté, assez éloigné du culte de la personnalité de l'auteur de "Candide" (son meilleur ouvrage, le moins démodé).

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    + Originalité du sort fait à E. Zola par ses biographes-BD (Alice Chemana & Méliane Marcaggi), aussi dans les rayons des libraires en cette rentrée, le romancier naturaliste partage la vedette avec sa femme... ou plutôt ses femmes car il était polygame.

    Cette BD s'attache à démontrer ce que l'on savait déjà, à savoir que beaucoup d'hommes ne seraient rien sans leur(s) femme(s).

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    + Une épaisse biographie en BD de l'essayiste Georges Orwell (Eric Blair de son vrai nom) est parue chez Dargaud au printemps dernier. Celle-ci retrace pour le grand public l'existence d'Orwell, l'un des essayistes les plus originaux du XXe siècle, qui pointa notamment à travers des romans d'anticipation la privation accrue de liberté dans la société occidentale, de plus en plus collectiviste, fustigeant l'individualisme et même parfois la solitude.

    L'existence d'Orwell fut marquée par le dégoût de la politique impérialiste britannique, mais aussi la guerre d'Espagne à laquelle il participa comme volontaire, la pauvreté et la maladie qui furent des obstacles à son travail de critique.

    Le style américain du dessinateur Sébastien Verdier est un peu lourd. Cependant plusieurs auteurs renommés ont participé à l'ouvrage en illustrant (Larcenet, Julliard, Blutch...).

    En conclusion, les auteurs dénoncent curieusement la "récupération" de l'oeuvre d'Orwell par les partis d'extrême-gauche et d'extrême-droite. Dans la mesure où les partis libéraux qui exercent le pouvoir proposent "l'intelligence artificielle" et les algorithmes comme solution à tous les maux, la récupération des partis contestataires ne surprend guère.

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    + Le site belge "Actuabd" relaie l'appel du précaire "Siné-Mensuel" aux dons.

  • Portrait de Complotiste

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    Georges Orwell est un auteur satirique fameux pour quelques romans, articles de journaux et aphorismes dénonçant la fausse démocratie à la suite de Marx & Engels.

    Citations choisies en phase avec l'actualité :

    - Chaque fois qu'une guerre survient, ou avant qu'elle ne survienne, elle n'est pas présentée comme une guerre mais comme un acte d'autodéfense contre un fou homicide.

    - Tout le monde ou presque comprend que lorsqu'un pays est qualifié de "démocratique", c'est une manière d'en faire l'éloge ; par conséquent les défenseurs de n'importe quel type de régime clament que c'est une démocratie et redoutent de ne plus pouvoir utiliser ce mot s'il venait à changer complètement de sens.

    - Les patriotes, non seulement ne désapprouvent pas les atrocités commises par leur camp, mais ils ont la remarquable capacité à ne même pas en avoir entendu parler.

    - Tôt dans ma vie, j'ai découvert qu'aucun événement n'est rapporté exactement dans les journaux.

    - Comme pour le christianisme, la plus mauvaise publicité pour le socialisme, ce sont ses adhérents.

    - A notre époque le discours et les écrits politiques consistent le plus souvent à défendre les choses indéfendables.

  • Revue de presse BD (278)

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    Baudelaire par lui-même.

    + Baudelaire aurait-il fait l'apologie de la bande dessinée ? "L'Oeil de Baudelaire" (2016) fait l'objet d'une recension récente dans le webzine Zébra.

    + Un scandale secoue Presstalis, entreprise détentrice du quasi-monopole dewebzine,zébra,gratuit,fanzine,bd,bande-dessinée,actualité,revue,presse,hebdomadaire,mai,2018,presstalis,scandale,anne-marie couderc,mai 68,siné,enragé,autoportrait,baudelaire,andersen,découpage,silhouette,conte,charles dickens,frédéric hojlo,actuabd la distribution des journaux en France. Une enquête comptable vient en effet d'épingler le gaspillage du prestataire de service sous la direction de son ex-PDG Anne-Marie Couderc (mutée à "Air-France").

    Des notes de frais pharaoniques ont en effet été retrouvées - plusieurs centaines de véhicules de fonction ont, par exemple, été mis à la disposition du personnel de Presstalis. Précisons que, sans subventions publiques, Presstalis aurait mis la clef sous la porte depuis longtemps.

    Mais le véritable scandale est ailleurs, dans une organisation de la presse française qui permet à ses actionnaires privés et publics la censure sur de nombreux sujets brûlants.

    Tandis que 99% des éditorialistes professent des idées libérales, leur activité commerciale échappe complètement aux règles de la concurrence. La presse gratuite publicitaire, non seulement traduit la véritable nature du journalisme aujourd'hui, mais elle est l'aboutissement d'une politique concertée... que les slogans libertaires de "Mai 68" n'ont pas fait dévier d'un iota.

    + Le débat autour des "fake-news" est l'occasion de remettre au goût du jour plusieurs observations de Georges Orwell à propos de la culture totalitaire. En effet ce dernier fait de la quête de pouvoir illimitée le moteur du totalitarisme. Or la diffusion de rumeurs ou "fake news" a bien pour principale cause le détournement ou le trucage de l'information à des fins politiques. Les exemples abondent, anciens et beaucoup plus récents. La guerre des mots n'est sans doute pas un phénomène nouveau, mais celle-ci n'a jamais été aussi intense.

    Dans la culture totalitaire, le mot l'emporte sur la réalité qui se cache derrière.

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    Le problème des "fake-news" et du complotisme est un problème secondaire à celui de la culture de masse. Autrement dit, on ne peut pas lutter sérieusement contre le complotisme sans lutter d'abord contre la culture de masse ; celle-ci a pour effet d'entretenir la crédulité des plus jeunes, leur goût sans limite pour le divertissement.

    + Un ouvrage ("Contes découpés", ed. Ion) permet de découvrir un autre facette du talentueux conteur danois Hans Christian Andersen (1805-1875) ; connu dans le monde entier pour ses contes ("Le Vilain petit canard", "La Petite fille aux allumettes", "Les Habits neufs de l'Empereur"...), Andersen l'est moins pour ses papiers découpés, qui révèlent un don pour les arts plastiques ; ces découpages plus ou moins minutieux n'étaient pas faits pour illustrer les récits féériques d'Andersen, mais racontent chacun une petite histoire.

    Le fils de Charles Dickens en a collectionné plusieurs milliers. Un article de Frédéric Hojlo dans "Actuabd" donne plus de détails.

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    Silhouette découpée par Hans Christian Andersen.

  • Revue de presse BD (274)

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    + Dans un petit bouquin illustré, Patrick Cohen revient sur un aspect méconnu de la carrière de René Goscinny, qui fonda les studios de dessin-animé "Idéfix" où P. Cohen travailla comme "animateur".

    "Journal d'un animateur aux studios Idéfix" (éd. Tartamudo, 2018) regorge d'anecdotes sur cette aventure qui dura quatre ans, jusqu'à ce que Uderzo décide d'y mettre un terme après la mort inopinée de Goscinny. Ce bouquin permet aussi de comprendre le fonctionnement d'un petit studio de dessin-animé qui produisit quelques "Astérix" et "Lucky-Luke", tentant de rivaliser avec les studios "Disney". Le récit illustré est suivi de quelques pages documentaires.

    Il reste que cette production européenne est loin d'égaler celle des studios américains, et que ce n'est pas dans le domaine du dessin-animé que Goscinny donna la pleine mesure de son talent.

    + "Il y a un an, Xavier Jugelé a donné sa vie pour protéger les nôtres. Parwebzine,bd,zébra,gratuit,fanzine,bande-dessinée,actualité,revue,presse,hebdomadaire,avril,2018,patrick cohen,idéfix,uderzo,rené goscinny,dessin-animé,revoir paris,cabu,anne hidalgo,xavier jugelé,policier,ganache,georges orwell cette plaque, Paris lui rend hommage et rappelle qu’elle n’oubliera jamais." Ainsi la mairesse de Paris Anne Hidalgo a-t-elle récemment rendu hommage au policier abattu sur les Champs-Elysées.

    Cet hommage m'a rappelé Cabu. Le caricaturiste faisait observer que le nombre de plaques honorant des policiers morts au cours de la libération de Paris pouvait faire croire que la Résistance était composée à 90% de flics.

    Cabu s'était amusé aussi à comptabiliser le nombre de rues parisiennes portant des noms de "ganaches" (officiers) et en dénombrait 138, c'est-à-dire presque autant que des saints (180) (dessin ci-contre extrait d'un des meilleurs Cabu : "Revoir Paris").

    Le Paris moderne du XIXe siècle est conçu sur le plan architectural pour faciliter la répression des émeutes par la police ou l'armée.

    Georges Orwell, qui travailla (non sans dégoût) pour la police britannique en Birmanie, exposait ainsi sa conception, moins romantique que celle d'Anne Hidalgo, du maintien de l'ordre : "Si l'on peut dormir en paix, c'est seulement parce que des brutes disposées à la violence protègent notre sommeil."

    - Dans "BD-Zoom", Henri Filippini (ex-chroniqueur à "Schtroumpf-fanzine" il y a plus de trente ans) présente le sommaire du n°3 de la nouvelle mouture des "Cahiers de la bande dessinée".

    H. Filippini semble reprocher à ce nouveau magazine (relancé par Vincent Bernière) son snobisme ou son élitisme : "(...) le cahier Critique analyse quelques nouveautés pas forcément dans le populaire."

    On manque en effet de critiques capables de dire ce qui est seulement "dans l'air du temps" (la majorité de la production).

    Mais l'adjectif "populaire" est ambigu et mériterait d'être clarifié à chaque fois. En effet la culture populaire authentique est toujours anti-élitiste. Le cinéma, s'il est largement diffusé, n'est pas un art "populaire". Désigner "Facebook" comme un outil "populaire", c'est se référer exclusivement à une notion quantitative.

    La BD franco-belge vise essentiellement un public de jeunes garçons, ce qui en soi suffit à établir qu'elle n'est pas une culture "populaire" (même s'il a pu arriver que cette BD déborde ce cadre commercial et pédagogique).

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  • Revue de presse (99)

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    + Les De La Motte Brothers (frères De La Motte) sont deux peintres nantais qui peignent de grandes toiles expressionnistes sur des sujets aussi rebattus que le sexe et la violence, mais en parodiant les méthodes de promotion de l'art post-moderne.

    + Dans la rubrique "On s'en fout", la vente de planches de BD originales organisée par la maison Christie's et Daniel Maghen (5 avril) fut un succès, puisque les enchères ont atteint un total de 3,8 millions d'euros. Le manque de confiance actuel dans les marchés boursiers est favorable à l'investissement dans les objets d'art. Bien sûr le fétichisme entre aussi en ligne de compte, la nostalgie des collectionneurs pour des objets leur rappelant leur enfance, ce qui étaye les soupçons à l'égard de la bd franco-belge, Tintin en tête, d'être une culture pédophile.

    + L'infantilisme le plus notable de la BD franco-belge est son caractère de propagande politique et morale. Telle la série des "Aventure de Buck Danny", destinée aux jeunes garçons et mettant en scène des pilotes de guerre américains (plus racistes que Tintin). Cette série présente la guerre moderne, si ce n'est comme un divertissement à l'instar de certains jeux vidéos récents, du moins sous un jour "héroïque". Des observateurs ou témoins plus crédibles relèvent au contraire l'absence d'héroïsme dans la guerre moderne.

    La commémoration actuelle de la guerre de 14-18, à laquelle le milieu de la BD a été convié, crée des remous et des divisions en son sein, entre auteurs tenants de valeurs républicaines et d'autres plus pacifistes. L'exposition "La Faute au Midi - soldats héroïques et diffamés", au centre aixois des archives départementales des Bouches-du-Rhône illustre une nouvelle fois l'ambiguïté de cette commémoration, dont le caractère pédagogique et scientifique est parfaitement contestable. La flatterie des milieux populaires, ici, cache en effet que les guerres modernes s'inscrivent mal dans le cadre démocratique général, censé être celui de l'Occident moderne, non seulement de par leurs méthodes, ce qui est l'évidence même, mais sur le plan culturel plus subtil de la mobilisation de l'opinion publique en temps de paix, c'est-à-dire du maintien des esprits en-deçà d'un certain seuil critique, notamment à l'aide de la "culture de masse". La conception "quantique" de la démocratie, républicaine ou technocratique, opposée à d'autres conceptions plus qualitatives, véhicule cet aspect militant ou militaire. 

    + Plus que quatre jours pour participer au concours de dessin de presse sur le thème de la liberté d'expression, organisé par "Tendance Ouest". A noter que ce ne sont pas les oeuvres complètes de Georges Orwell, Karl Marx ou Evelyn Hall ("Je ne partage pas vos idées, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer.") qui seront offertes aux vainqueurs, mais des week-ends à Bagnole-de-l'Orne, ce qui en découragera peut-être certains ?

    + Depuis quelques semaines, "The PylGreff Project" propose à travers des chansons de Monsieur Pyl, illustrées régulièrement par Philgreff, une petite sociologie humoristique de la société française (ou peut-être n'est-elle pas sociologique, justement parce qu'elle est humoristique ?). Le "medley" ci-dessous diffusé sur Youtube donne une vue d'ensemble de leur travail en cours :