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françois bourgeon

  • Revue de presse BD (282)

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    + "Pas un jour sans soleil !" : François Ravard a détourné un slogan d'office breton du tourisme pour intituler son album (paru chez Glénat), mais cette succession de portraits de la côte bretonne n'est pas peinte à l'aquarelle par hasard... Un peu d'humour réchauffe chacun de ces paysages. L'auteur est à l'aise dans cet exercice, on pense à Sempé.

    + Si le bédéaste François Bourgeon vit en Bretagne, il a situé à Paris pendant la Commune le nouvel opus de sa série à succès "Les Passagers du Vent". Méticuleux, il a fait faire une maquette de quelques rues de Montmartre, que l'on peut voir dans ce petit reportage.

    + La Maison de l'Epargne (Paris Ve) a organisé un concours d'affiches (doté) sur le thème : "La Finance : amie ou ennemie ?". Avant le vote du jury, on peut voir les affiches retenues pour concourir et les commenter sur le site de la Maison de l'Epargne.

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    Affiche proposée au concours "La Finance : amie ou ennemie ?" par tOad.

    + Le dessinateur de presse lyonnais Lacombe, confrère de LB à "Siné-Mensuel", vient de publier "Résistance" (ed. Iconovox), recueil de caricatures parues au cours des dix dernières années.

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    Dessin de presse signé Lacombe.

  • Revue de presse BD (139)

    Extraits de la revue de presse illustrée publiée dans l'hebdo Zébra.

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  • Eloi****

    Une goélette française, la «Renommée», rentre de Nouvelle-Calédonie à son port d’attache,webzine,bd,gratuit,zébra,fanzine,bande-dessinée,éloi,florent grouazel,younn locard,actes sud,nouvelle-calédonie,canaque,roman,passagers du vent,françois bourgeon,colonialisme,dramaturgie transportant un canaque, baptisé dans la religion chrétienne «Eloi». Pour des motifs troubles, mais selon son gré et celui de sa tribu, cet indigène de la Nouvelle-Calédonie a embarqué pour ce voyage au très long cours. Cédant aux instances d’un ami d’enfance, qui se pique d’ethnologie, contre toute attente le capitaine du navire a accepté que le jeune Eloi se joigne à son équipage de rudes marins.

    Cet invité de dernière minute est le personnage central d’un huis-clos maritime mené de main de maître par Younn Locard et Florent Grouazel (dessin). Les faits se déroulent dans la première moitié du XIXe siècle.

    Les amateurs de navigation et de bande-dessinée connaissent peut-être «Les Passagers du Vent», best-seller de François Bourgeon paru dans les années 80. Si, au premier abord, «Eloi» rappelle cette série, par ses thèmes généraux, voire le dessin, les auteurs parviennent ici à donner à leur intrigue romanesque une densité psychologique qui faisait défaut aux «Passagers du Vent», BD pleine de bons sentiments anti-esclavagistes, mais peu crédible en raison de personnages et d’un scénario trop manichéens.

    Beaucoup plus ambigus, les personnages de Locard et Grouazel sont, du même coup, plus humains et, surtout, moins prévisibles, ce qui bénéficie à la dramaturgie. Peu à peu, l’étau se resserre autour du «sauvage», que tous considèrent comme tel à l’exception du prêtre qui l’a baptisé. Le contexte de la navigation en mer, parmi des hommes réunis par la stricte hiérarchie régnant à bord des navires, ne laisse aucun échappatoire à l'imprudent aventurier canaque.

    Et l’étau se resserre sans qu’on sache d’où le coup fatal va venir : des hommes d’équipage, les plus frustes, méfiants et brutaux vis-à-vis de l’intrus, ou bien de ceux, plus rares, qui manifestent, par amitié, par esprit religieux, ou encore par curiosité, le plus de bienveillance ? On navigue dans le brouillard et l’atmosphère est très tendue car on devine que la tempête peut éclater à tout moment. La peinture des gens de mer est aussi réussie, en particulier le portrait du capitaine du navire, sympathique mais pusillanime, qui sent dès le départ qu’il commet une erreur en acceptant qu’Eloi monte à son bord, mais ne peut s’empêcher de commettre cette erreur.

    Le destin de l’Occident moderne est tellement lié à l’aventure coloniale que ce roman, s’il se présente comme un roman historique, manie un thème d’actualité crucial. Le canaque Eloi est entouré de personnages dont les intentions sont toutes équivoques, des marins hostiles, à qui les mœurs cannibales des canaques inspirent la peur, en même temps qu’elles excitent leur curiosité, jusque au prêtre adepte de la fraternisation, en passant par l’ethnologue dont on ne sait si le prétexte scientifique recouvre une véritable soif de savoir, ou bien un désir de gloire. Et on peut dire qu’Eloi lui-même se jette dans le piège tête baissée.

    De même, si les anciennes préventions contre les cultures primitives des tribus ou des peuples colonisés ont été officiellement abolies pour faire place aux bonnes intentions, le rapport des nations occidentales avec les anciennes colonies demeurent un rapport de domination et de soumission réciproque. Encore et toujours, l’ambiguïté est partout, les bons sentiments se mêlent inextricablement à la défiance et à la haine, la curiosité, comme dans l’intrigue de cette BD.   

     

    Eloi, par Grouazel et Locard, Actes Sud-l’An 2, 2013, 222 p.

  • Les Couloirs de l'Entretemps

    Des plus poétiques à celles, argotiques, qui scandalisent les institutrices, ce ne sont pas 
    fanzine,bd,zébra,bande-dessinée,illustration,kritik,critique,françois bourgeon,les couloirs de l'entretemps,science-fiction,jodorowski,raëlles manières de dire l’entre-jambe féminin qui manquent dans le lexique, croyez-moi… ou si vous ne me croyez pas, rendez-vous à la Bibliothèque nationale.

    Mais là, je dois dire… il fallait au moins s’appeler François Bourgeon pour en trouver une pareille : «Les Couloirs de L’Entretemps».

    En voyant ce titre, j’ai failli m’étrangler (de rire); dans le domaine de la pédanterie science-fictionnesque, voilà les mages Jodorowski + Raël battus! Imaginez un peu: «Madame, serait-ce un effet de votre bonté de me montrer votre... couloir de l'entretemps ? Ou bien serait-ce porter atteinte à votre analogie avec la Vierge Marie ??» Non mais, enfin, avec des bites pareilles, la BD n'est pas sortie de son trou!

    Je ne l’ai reprise (ma respiration) qu’en parcourant cette BD de culs féminins, dessinés avec un amour à peine croyable… celui qu’un nourrisson n'éprouve pas pour les roberts –pardon, les «astéroïdes jumeaux»-, de sa mère.

    fanzine,bd,zébra,bande-dessinée,illustration,kritik,critique,françois bourgeon,les couloirs de l'entretemps,science-fiction,jodorowski,raëlQuand j’étais gamin, ayant déjà cessé de téter mon pouce vers treize ans, François Bourgeon était connu pour un roman historique en BD, campé dans le genre de XVIIIe siècle que les gens aiment regarder par-dessus leur épaule pour se donner un air avant-gardiste. Moins critique qu’aujourd’hui, je ne savais alors qu’en penser...

    Et si toute la science-fiction se résumait à ce trou noir, en définitive ? Dans ce cas, au lieu de tourner autour du pot, la BD de genre pourrait se résumer à une case unique : une couverture primo-avrilesque de François Bourgeon.

    (par Zombi - leloublan@gmx.fr)

    Les Couloirs de l'Entretemps, François Bourgeon & Lacroix, éd. 12BIS.