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saddam hussein

  • Revue de presse BD (240)

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    + Le Tampographe Sardon déplore la disparition des flammes postales et se fait une mission sacrée de raviver cette instructive tradition.

    + La 7e édition du festival "Fanzines !" se tient cette année au bord du canal de l'Ourcq dans le jardin de La Villette (Paris XXe), à partir d'aujourd'hui (jusqu'au 25 juin).

    Le "fanzine" a longtemps été synonyme de système D ou d'amateurisme. Comme le montre cette manifestation autour du fanzine, celui-ci est devenu une pratique artistique en vigueur dans certaines écoles d'art; les étudiants qui suivent un cursus spécialisé dans l'édition disposent parfois de machines coûteuses et sophistiquées qui leur permettent de produire de véritables petits "chef-d'oeuvre" de formalisme.

    Le discours qui vise à justifier la bande-dessinée comme un art est largement issu des écoles d'art et de l'enseignement théorique qui y est dispensé ; on sait que les pionniers de la BD franco-belges ne se haussaient pas autant du col et se satisfaisaient mieux de leur statut d'artisans. Au-delà de la BD, l'effort théorique consiste surtout à démontrer que la civilisation occidentale contemporaine n'est pas exclusivement "technicienne".

    - A noter que la médiathèque M. Duras où se tenait auparavant ce festival tient à la disposition du public un fonds important de fanzines.

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    Strip par Cécilia Capuana, exposée à la galerie Art-Maniak

    + La galerie Art-Maniak (Paris IXe) expose (jusqu'au 25 juin) quatre-vingt planches originales de BD tirées d'albums exclusivement composés par des femmes. Cette galerie s'est associée avec l'association Artémisia, qui milite pour la reconnaissance du travail des auteures de BD.

    Comme ce militantisme est inspiré de la méthode de discrimination positive mise en place par différents gouvernements des Etats-Unis au profit des noirs américains, on peut craindre qu'il soit inefficace, puisque la méfiance et l'hostilité demeurent très fortes entre noirs et blancs aux Etats-Unis, en dépit de ce que la vitrine B. Obama peut faire croire.

    Les militantes féministes sont d'ailleurs conscientes que leur militantisme fait l'objet de tentatives de récupération politique susceptibles de lui faire perdre tout crédit.

    + Bagdad est une des capitales au monde les plus touchées par des attentats depuis que l'Irak a été démantelé par une coalition d'armées occidentales et livré ainsi à la guerre civile (plusieurs milliers de victimes).

    Le caricaturiste irakien Abdul Raleem Yassir, en dépit de cette situation critique, continue d'y pratiquer la satire dessinée, retranché dans sa maison du quartier de Zaqouna, tandis que sa famille, ses amis et ses confrères sont partis en exil. Abdul Raleem Yassir publie dans le quotidien "Al Sabah". Par solidarité avec "Charlie-Hebdo", il observa une minute de silence après la tuerie, mais explique néanmoins :

    - Personnellement, je ne trouve pas les caricatures de "Charlie-Hebdo" particulièrement intéressantes. Le monde n'est pas tout noir ou tout blanc comme ils pensent. ("Qantara.de", 2016)

    Sous Saddam Hussein, explique ce caricaturiste, il publiait des dessins volontairement ambigus et difficiles à interpréter afin de contourner la censure.

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  • Revue de presse BD (222)

    + La version colorisée de "Tintin chez les Soviets" caracole actuellement enwebzine,bd,gratuit,fanzine,zébra,bande-dessinée,revue,presse,hebdomadaire,février,2017,actualité,tintin,énigmatique lb,soviets,mur de berlin,anticommuniste,centre pompidou,40 ans,gaston lagaffe,franquin,antimilitarisme,jean baudrillard,présidentielle,filloniste,le figaro,ixène,orwell,canard enchaîné,comité canadien,liberté,concours,timisoara,saddam hussein,hubert beuve-méry tête des ventes de livres. Il est difficile de savoir ce que Hergé en aurait pensé, lui qui redoutait tant de déclencher la polémique. La chute du Mur de Berlin et le recul de l'idéologie stalinienne ou sartrienne (Hergé était particulièrement chahuté en France) ont libéré le propos anticommuniste, qui n'est plus politiquement incorrect comme dans les années 1950 à 80 - le marketing et la nostalgie ont fait le reste.

    + Une autre institution a pris de l'âge, plus française celle-là, c'est le centre Pompidou. Cette usine à transformer la contre-culture en culture dominante agréée par les élites, fête son quarantième anniversaire.

    Gaston Lagaffe et Franquin y sont honorés actuellement à travers une expo. qui souligne l'antimilitarisme de Franquin, alors qu'il n'y a peut-être aucun quartier au monde où patrouillent autant de vigiles, de soldats armés de fusils d'assaut, de flics en tous genre, en uniforme ou en civil ; devant le musée comme à l'intérieur, on est sommé de vider son sac pour un oui ou pour un non.

    Pompidou lui-même était un drôle de bonhomme, célébrant la poésie d'une main, et contribuant au capitalisme de l'autre. Janus, le dieu à double visage, ne présiderait-il pas au destin de la bourgeoisie ?

    A propos du musée Pompidou, qui à l'instar de Tintin n'a pas toujours fait l'unanimité, le philosophe Jean Baudrillard, tentant d'analyser l'époque, écrivait ceci : "Heureusement, tout ce simulacre de valeurs culturelles est anéanti d'avance par l'architecture extérieure. Car celle-ci, avec ses réseaux de tuyaux et son air de bâtiment d'expo. ou de foire universelle, avec sa fragilité (calculée ?), dissuasive de toute mentalité ou monumentalité traditionnelle, proclame ouvertement que notre temps ne sera plus jamais celui de la durée (...). Notre seule culture, au fond, est celle des hydrocarbures, celle du raffinage, du cracking, du cassage de molécules culturelles et de leur recomposition en produits de synthèse." (In : "Simulacres et simulation")

    + Présentée comme un moment fort de la démocratie, la campagne présidentielle est unwebzine,bd,gratuit,fanzine,zébra,bande-dessinée,revue,presse,hebdomadaire,février,2017,actualité,tintin,énigmatique lb,soviets,mur de berlin,anticommuniste,centre pompidou,40 ans,gaston lagaffe,franquin,antimilitarisme,jean baudrillard,présidentielle,filloniste,le figaro,ixène,orwell,canard enchaîné,comité canadien,liberté,concours,timisoara,saddam hussein,hubert beuve-méry mauvais moment à passer pour la satire ; beaucoup de dessinateurs de presse tombent dans le propos partisan, illustrant la remarque de G. Orwell (tirée de l'observation des régimes totalitaires) sur la politisation excessive de tous les sujets. Ainsi le caricaturiste Ixène, employé par la presse filloniste ("Le Figaro"), défend son candidat préféré, en proie aux attaques d'une partie de la presse, "Canard enchaîné" en tête (qui semble découvrir en cette occasion les coulisses du parlement et de la vie politique française).

    Les dessinateurs de presse doivent se montrer plus subtil pour ne pas tomber dans le militantisme.

    + Le Comité canadien pour la liberté de la presse lance un concours de dessins satiriques (doté de 2.000 dollars canadiens) sur le thème "Faux et usage de faux" (dessin à envoyer avant le vendredi 31 mars). Ce comité élucide son thème en pointant du doigt le risque de propagation de rumeurs via internet : "Internet serait-il devenu une menace pour les démocraties ?"

    Cependant le discrédit de la presse internationale, et française en particulier, précède le boom d'Internet. Ce discrédit de la presse dans le public repose sur des faits, notamment la collusion entre les partis politiques et la presse, ou encore les milieux d'affaire et la presse, ayant donné lieu à des ouvrages solidement étayés.

    La propagation de fausses nouvelles, à partir de sources mal vérifiées, n'est pas non plus une innovation d'Internet ; on se souvient de l'affaire des faux charniers de Timisoara (1989), ou plus récemment des fausses armes de destruction massive de Saddam Hussein, impliquant la presse et les journalistes du monde entier. Au cours de la guerre froide, "Le Monde" d'Hubert Beuve-Méry publia comme une information de faux documents fabriqués par les services secrets soviétiques pour faire croire à l'invasion imminente de l'Europe par les forces armées US.

    C'est carrément le slogan de la liberté de la presse, dont se gargarisent l'Occident, qui devrait être soumis à la satire.

  • L'Arabe du Futur***

    Riad Sattouf est surtout connu pour plusieurs bandes-dessinées et films où il brocarde les travers et ticswebzine,bd,gratuit,zébra,fanzine,bande-dessinée,kritik,critique,riad sattouf,charlie-hebdo,réactionnaire,lepéniste,occident des « jeunes d’aujourd’hui », les bobos comme ceux issus de l’immigration. Dans ce nouvel opus, «L’Arabe du Futur», au titre « accrocheur », R. Sattouf raconte ses souvenirs d’enfance, dans un style simple et direct, auquel son trait caricatural ajoute une touche comique.

    Né d’un père Syrien, prof de fac, et d’une mère bretonne, femme au foyer, Riad Sattouf a pas mal bourlingué en raison des différentes affectations de son père, en Libye, puis en Syrie, faisant escale entre deux postes au Cap Fréhel en Bretagne où sa grand-mère maternelle résidait. Dans ce premier tome paru aux éditions Allary, le petit Riad n’est encore qu’un nourrisson, puis un bambin métis dont la blondeur surprend au Moyen-Orient. L’auteur évoque donc surtout son père, personnage principal de cette « tranche de souvenirs » ; exilée dans des pays dont elle ne connaît pas la langue et les coutumes, et peut-être aussi du fait d’une personnalité moins exubérante, sa mère se trouve plus en retrait.

    Disons quelques mots des idées morales et politiques du paternel de Sattouf, puisqu’elles orientent son vouloir et sa carrière, et que celui-ci entraîne femme et enfants derrière lui. Pour résumer, le père de Riad Sattouf est une sorte de lepéniste arabe ; il estime les Arabes capables de rattraper leur retard sur l’Occident, et qu’une période de dictature est le meilleur moyen pour ce faire, suivant l’évolution que la France a elle-même connue, ou la Russie encore plus récemment. M. Sattouf père accorde à l’école une grande importance dans la course au progrès. Benjamin dans sa famille syrienne aux valeurs frustes, cette position lui a permis d’être le seul de sa famille à pouvoir aller à l’école.

    Bien que de confession musulmane, M. Sattouf n’est pas croyant et a vis-à-vis de la religion l’attitude qu’on peut avoir vis-à-vis d’un folklore que l’on estime dépassé. En toute bonne logique, ses modèles politiques sont, Saddam Hussein, le plus occidental des dictateurs arabes, et Kadhafi (qui a davantage joué de l’apologie du continent africain, et même de la race noire). On sait que ces despotes furent adoubés par les démocraties occidentales pour la raison qu’ils développaient des Etats laïcs en principe « avant-gardiste ». (...)

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