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  • Expo Burlingue

    Connaissez-vous les ingénieux dessins de Burlingue ? Ce dessinateur discret expose en ce moment ses gouaches multicolores à la Galerie des Patriarches (Paris Ve) ; Zébra vous conseille d'aller y jeter un oeil... la verve de Burlingue va vous surprendre !

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  • Expo Burlingue

    Connaissez-vous les ingénieux dessins de Burlingue ? Ce dessinateur discret expose en ce moment ses gouaches multicolores à la Galerie des Patriarches (Paris Ve - à partir du 23 nov.) ; Zébra vous conseille d'aller y jeter un oeil... la verve de Burlingue va vous surprendre !

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  • Expo Burlingue

    Connaissez-vous les ingénieux dessins de Burlingue ? Ce dessinateur discret expose en ce moment ses gouaches à la Galerie des Patriarches (Paris Ve - à partir du 23 nov.) ; Zébra vous conseille d'aller y jeter un oeil... vous serez surpris par sa verve !

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  • Revue de presse BD (251)

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    + Le dispositif légal que certaines féministes et la ministre de l'Egalité entre les sexes souhaitent mettre en place pour encadrer les rapports de séduction entre hommes et femmes existe déjà aux Etats-Unis. C'est le thème d'une BD de Riad Sattouf (2005), "No Sex in New York" (reportage-BD commandé par "Libération").

    Sur le mode humoristique, Riad Sattouf décrit l'organisation des rapports amoureux à New York, capitale culturelle des Etats-Unis : les nouvelles règles du "flirt" sont décalquées sur celles de l'entretien d'embauche professionnel; la jeune femme joue le rôle de la recruteuse et le jeune homme celui du candidat. Les sites internet de rencontre, qui ont fait de l'amour un business juteux et proposent aux cadres surchargés de travail de rationaliser le "flirt", ressemblent en effet aux sites des "chasseurs de tête".

    On constate que les lois en matière d'amour reflètent les lois économiques : la natalité fut encouragée dans les périodes d'expansion industrielle, puis découragée au cours de la désindustrialisation ; la procréation représente dorénavant un enjeu sentimental.

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    + Le bédéaste Blutch dévoile à la galerie Barbier & Mathon (Paris 9e-jusqu'au 9 déc.) quelques planches réinterprétant tel ou tel passage de BD lues pendant son enfance (ci-dessus : Adèle Blanc-sec vue par Blutch).

    On peut regretter que Blutch se soit contenté de réinterprétations et n'ait pas proposé des pastiches, genre manié parfois avec brio par les critiques littéraires. Ainsi Paul Reboux (opérant le plus souvent en duo avec Charles Müller) dévoilait dans ce pastiche de la Comtesse de Ségur la connotation sado-masochiste de ses histoires destinées aux petites filles (on comprend mieux leur phénoménal succès).

    + En cours de financement participatif, un nouveau magazine entièrement dédié au dessin et aux dessinateurs devrait voir le jour bientôt. Frédéric Bosser (magazine "dBD") en sera le rédacteur en chef.

    Il reste que la notion de dessin est parmi les plus vagues depuis que les images photographiques et cinématographiques sont omniprésentes et que la nature n'est plus la source d'inspiration principale. Il y a des dessinateurs de BD qui ne sont pas dessinateurs du tout. Il est indispensable d'être un bon conteur pour devenir auteur de BD, tandis que l'on peut se contenter d'être un médiocre dessinateur.

    + La mode est au carnet de voyage et Clermont-Ferrand accueillera prochainement (17-19 nov.) un festival dédié à cette nouvelle forme de poésie, mêlant le récit ou description et le dessin ou la photographie.

    Ci-dessous, extrait du carnet de voyage de Lorraine Martin (alias Marthe) "Road-Trip en Belgique" : "Certains font la route 66, moi j'aurais fait la N40 dans les Ardennes belges..."

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  • Revue de presse BD (240)

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    + Le Tampographe Sardon déplore la disparition des flammes postales et se fait une mission sacrée de raviver cette instructive tradition.

    + La 7e édition du festival "Fanzines !" se tient cette année au bord du canal de l'Ourcq dans le jardin de La Villette (Paris XXe), à partir d'aujourd'hui (jusqu'au 25 juin).

    Le "fanzine" a longtemps été synonyme de système D ou d'amateurisme. Comme le montre cette manifestation autour du fanzine, celui-ci est devenu une pratique artistique en vigueur dans certaines écoles d'art; les étudiants qui suivent un cursus spécialisé dans l'édition disposent parfois de machines coûteuses et sophistiquées qui leur permettent de produire de véritables petits "chef-d'oeuvre" de formalisme.

    Le discours qui vise à justifier la bande-dessinée comme un art est largement issu des écoles d'art et de l'enseignement théorique qui y est dispensé ; on sait que les pionniers de la BD franco-belges ne se haussaient pas autant du col et se satisfaisaient mieux de leur statut d'artisans. Au-delà de la BD, l'effort théorique consiste surtout à démontrer que la civilisation occidentale contemporaine n'est pas exclusivement "technicienne".

    - A noter que la médiathèque M. Duras où se tenait auparavant ce festival tient à la disposition du public un fonds important de fanzines.

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    Strip par Cécilia Capuana, exposée à la galerie Art-Maniak

    + La galerie Art-Maniak (Paris IXe) expose (jusqu'au 25 juin) quatre-vingt planches originales de BD tirées d'albums exclusivement composés par des femmes. Cette galerie s'est associée avec l'association Artémisia, qui milite pour la reconnaissance du travail des auteures de BD.

    Comme ce militantisme est inspiré de la méthode de discrimination positive mise en place par différents gouvernements des Etats-Unis au profit des noirs américains, on peut craindre qu'il soit inefficace, puisque la méfiance et l'hostilité demeurent très fortes entre noirs et blancs aux Etats-Unis, en dépit de ce que la vitrine B. Obama peut faire croire.

    Les militantes féministes sont d'ailleurs conscientes que leur militantisme fait l'objet de tentatives de récupération politique susceptibles de lui faire perdre tout crédit.

    + Bagdad est une des capitales au monde les plus touchées par des attentats depuis que l'Irak a été démantelé par une coalition d'armées occidentales et livré ainsi à la guerre civile (plusieurs milliers de victimes).

    Le caricaturiste irakien Abdul Raleem Yassir, en dépit de cette situation critique, continue d'y pratiquer la satire dessinée, retranché dans sa maison du quartier de Zaqouna, tandis que sa famille, ses amis et ses confrères sont partis en exil. Abdul Raleem Yassir publie dans le quotidien "Al Sabah". Par solidarité avec "Charlie-Hebdo", il observa une minute de silence après la tuerie, mais explique néanmoins :

    - Personnellement, je ne trouve pas les caricatures de "Charlie-Hebdo" particulièrement intéressantes. Le monde n'est pas tout noir ou tout blanc comme ils pensent. ("Qantara.de", 2016)

    Sous Saddam Hussein, explique ce caricaturiste, il publiait des dessins volontairement ambigus et difficiles à interpréter afin de contourner la censure.

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  • Revue de presse BD (212)

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    (Volkswagen derrière Merkel : - un nouveau pot et c'est reparti pour 4 ans - dessin de Walter Foolz)

    + On doit se pincer pour y croire : pourtant ça y est, le premier numéro de "Charlie-Hebdo" traduit en allemand vient de paraître.

    Le journaliste allemand Marcel Wagner, qualifiant au passage "Charlie-Hebdo" "d'institution", se demande si les Allemands connaissent assez la politique française pour s'intéresser à ses caricatures et, à l'inverse, si les caricaturistes de "Charlie-Hebdo" ont une connaissance suffisante de la politique allemande ?

    "Charlie-Hebdo" fera-t-il rire les Allemands, s'interroge aussi Marcel Wagner ? A quoi Minka Schneider, responsable de l'édition allemande, répond que "Charlie-Hebdo" se situe plutôt au niveau de l'humour noir que de l'humour gras à se taper sur les cuisses.

    + Van Gogh est à la Une, par suite de la découverte et publication d'un carnet de dessins inédits fournissant des indications précieuses sur la technique de l'artiste.

    La chaîne "Arte" diffuse justement en ce moment un documentaire d'une heure (par Andreas Gräfenstein, 2016, visible en replay juqu'au jeudi 9/12), qui se focalise sur la confrontation entre Van Gogh et Gauguin à Arles, où se dernier se rendit à l'invitation de son confrère néerlandais ; la confrontation des deux artistes, aux personnalités très différentes, s'acheva par la blessure grave de Van Gogh à l'oreille. En faisant valoir la thèse du coup d'épée porté par Gauguin à Van Gogh, tout en faisant planer le doute sur le suicide de Van Gogh, le documentaire laisse entrevoir à quel point l'histoire de l'art est une discipline peu scientifique, c'est-à-dire peu historique, où la légende occupe une large place (VVG est parfois surnommé "le Christ de l'art moderne"). Plus religieuses qu'artistiques d'ailleurs apparaissent les vocations de Van Gogh et de Paul Gauguin, cela bien que les thèmes religieux à proprement parler soient pratiquement absents d'oeuvres très personnelles et largement méprisées du vivant de ces artistes, dont les carrières posthumes constituent une sorte de résurrection.  

    + L'association philanthropique ATD Quart-monde produit actuellement une bande-dessinée contre ce qu'elle appelle la "pauvrophobie", c'est-à-dire la peur des pauvres et les réactions violentes qu'elle entraîne parfois.

    De nos jours, la pauvreté est une notion très mal définie : par des statistiques, qui ne donnent qu'une idée relative de la pauvreté ; la différence s'est estompée entre la notion de pauvreté et celle de misère (la misère est une contrainte, tandis que la pauvreté ne l'est pas nécessairement) ; cela s'explique par le fait que la peur de la pauvreté est devenue dans les pays occidentaux/capitalistes facteur de solidarité sociale. C'est donc tout une culture que ATD Quart-monde devra renverser, non seulement quelques préjugés.

    A noter qu'il existe déjà quelques albums de BD pour lutter contre la "richophobie", notamment la série "Largo Winch".

    + Les tribunaux ont lourdement condamné la société qui a publié dans le courant de l'année 2016 plusieurs numéros d'un journal intitulé "Hara-Kiri", "empruntant" son titre à la publication créée par F. Cavanna et le Pr Choron. On peut rire de tout dans ce pays, mais de là à se moquer ouvertement de la propriété intellectuelle et du droit moral des auteurs !...

    + Exposition prochainement (15-31 déc.) à la galerie Claire Corcia (Paris, 3e arr.) des oeuvres de Burlingue, dessinateur et peintre satirique, en compagnie d'autres artistes.

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    dessin de Burlingue

  • Revue de presse BD (160)

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    + Robert Crumb, le pape de la BD underground américaine est toujours en verve, comme l'atteste une interview donnée récemment à "The Observer" (14 oct-anglais), intitulée "Robert Crumb vous déteste" ;. Il y est beaucoup question de ses fantasmes sexuels et de ses rapports compliqués avec les femmes, mais pas que. Extraits :

    - (...) Un jour en janvier 1967, je me suis tiré à San-Francisco sans le dire à ma femme, laissant tomber mon boulot dans le commerce des cartes de voeux. La culture hippie de Haight-Ashbury [quartier de SF] où tout à commencé pour moi, c'était plein de types ne foutant rien de la journée et attendant que les femmes leur ramènent de la nourriture. La "gonzesse" devait leur procurer un foyer, leur cuisiner des petits plats, et même payer le loyer. C'était pas mal décalqué des moeurs patriarcales de nos ancêtres, sauf que nos ancêtres chassaient, eux, la plupart du temps. "L'amour libre" voulait dire le sexe et la nourriture gratuits pour les mecs. C'est sûr, les femmes aimaient ça aussi, elles faisaient beaucoup l'amour, mais ensuite elles se mettaient au service des hommes. Et même dans les groupes militants de gauche, les femmes étaient toujours reléguées au secrétariat ou aux petits boulots. On était tous sous LSD, donc ça a pris quelques années avant que la fumée ne se dissipe et que les femmes se rendent compte qu'elles avaient passé un contrat de dupes avec leur branleur de mâle hippie. Les types qui dans ces années-là surent se mettre en avant étaient tous des escrocs, des gourous qui disaient "peace and love" du bout des lèvres et ne pensaient qu'à baiser toutes leurs disciples en adoration. Timothy Leary était comme ça. Un charlatan fini. (...)"

    - Avez-vous déjà pensé au suicide ?

    - Oui. La dernière fois que j'en étais proche, c'était en 1986. J'étais au sommet de ma célébrité. La BBC est venue à la maison faire un reportage sur moi et on m'a rendu hommage à ce festival, en France, le festival international de BD d'Angoulême. Tout ça a contribué à ma célébrité. J'avais besoin d'argent, donc j'ai accepté l'offre de la BBC. Ils ont investi ma maison avec leurs caméras, leurs projecteurs et toute leur merde - c'était atroce. Ensuite je me suis rendu à ce gros festival en France, dont j'étais la vedette. Ils ont fabriqué une tête géante à mon effigie, que les badauds pouvaient traverser. Toutes mes BD étaient affichées dans cette tête géante. Une vraie torture. Il y a avait des journalistes, des photographes partout. J'étais dégoûté par cette vie. (...)

    - Le suicide de Charles [frère aîné de Robert] vous a-t-il bouleversé ?

    - Non, ça m'a soulagé. C'était un personnage sombre et tragique. La dernière fois que je l'ai vu, il m'a dit : - Si je n'arrive pas à m'en sortir, je me tuerai. C'était aussi un écrivain fascinant et intéressant. Un grand auteur de BD quand il était jeune, mais il a cessé ensuite de s'intéresser à la BD. Il était très fier de mon succès car j'étais un peu comme son élève.

    - Il y a plein de gens en Amérique qui vivent dans leur lit comme Charles [frère aîné de Robert] ; c'est un truc américain. Il y a plein de gens comme ça, des hommes et des femmes. Il était gay, n'est-ce pas ?

    - Il n'a jamais eu de relation sexuelle. Il aimait les hommes jeunes. C'est en effet un truc américain - cet isolement extrême, cette aliénation, cette solitude. (...)"

    - Mon travail a eu un vaste audience parce que j'ai usé d'une manière très traditionnelle de dessiner pour dire quelque chose d'assez personnel et délirant. (...) Donc j'étais parfaitement conscient d'essayer de toucher un lectorat avec mon travail, de ce qu'il fallait faire et ne pas faire pour que ce soit lisible, pour que ça reste distrayant.

    - C'est très commercial comme procédé pour un auteur de BD underground...

    - Mais il ne s'agissait pas de commerce. C'était une question de communication. J'utilisais mes compétences en BD traditionnelle pour faire part de mes expériences personnelles. La BD était un genre que j'avais adoré toute ma vie. Et c'était la seule manière que je connaissais d'entrer en contact avec l'espèce humaine.

    + La dernière "Université de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme" qui s'est tenue début octobre proposait des interventions d'humoristes : Jul, Ranson, Halévêque, etc., sur le thème : "Faites l'humour, pas la haine". François Forcadell fait remarquer sur son blog que c'est plutôt gonflé de la part de la Licra et Me Jakubovicz, car ils sont à l'origine de l'éclatement de "Charlie-Hebdo" en deux clans rivaux, la Ligue ayant intenté un procès à Siné pour antisémitisme, qui divisa durablement le petit milieu des humoristes et dessinateurs de presse.

    Plus généralement, il faut dire que c'est la politisation croissante de la presse qui a accru les divisions entre artistes. De plus, l'intérêt pour la caricature d'institutions en charge de défendre la morale publique : Licra ou autre ligue de vertu, Education nationale, tel haut fonctionnaire affecté à la Commission européenne, etc., a un côté "orwellien" ; afin de préciser l'adjectif, citons donc Orwell : "Les intellectuels sont portés au totalitarisme bien plus que les gens ordinaires."

    + Rançon du succès, les auteurs de BD sont à leur tour victimes d'escrocs et de faussaires, après les artistes modernes du XIXe et XXe siècles. Sur son blog, l'auteur de BD Li-An ("Boule de Suif") a même créé une petite galerie pour éviter aux collectionneurs de Moebius de se faire arnaquer. On peut voir que les faux exposés sont assez grossiers.

    Plus inspiré ou plus vicieux (au choix), l'artiste britannique Damien Hirst, avait investi sciemment une partie de sa fortune dans de faux Picasso vendus sur e-Bay, afin de doper leur cote pour perturber les collectionneurs et illustrer ainsi le caractère aléatoire du fétichisme (si j'ai bien compris le propos de D. Hirst).

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    Dessin vendu comme une oeuvre originale de Moebius sur le site de vente aux enchères E-Bay.com