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delacroix - Page 2

  • Revue de presse BD (144)

     Extraits de la revue de presse illustrée publiée chaque semaine en intégralité dans l'hebdo Zébra.

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    Wilhelm Busch, auteur de Max & Moritz, est né de l'autre côté du Rhin en Basse-Saxe, la même année que "notre" Gustave Doré (1832) avec qui il possède quelques points communs. Le ton et le style de Busch ne sont pas sans rappeler quelques auteurs français, tel Jules Renard ou Christophe (dont les personnages de "Plick et Plock" ne sont pas avares de farces cruelles et saugrenues à l'instar de Max et Moritz) ; comme Tomi Ungerer bien plus tard, W. Busch n'est pas un pédagogue. Contrairement à G. Doré qui choisit avec opportunisme d'illustrer des "classiques" de la littérature (et perdit peut-être sa force dans cet exercice), W. Busch illustre sa propre poésie modeste et sardonique.

    C'est un lieu commun de dire que W. Busch est un précurseur de la bande-dessinée ; plus intéressant de remarquer son influence sur les comics américains

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  • Sonnets de Shakespeare*

    Nouvelle traduction de Jacques Darras*

     

                  « La vraie manière d’écrire est d’écrire comme on traduit. Quand on traduit un texte écritwebzine,bd,gratuit,fanzine,zébra,bande-dessinée,sonnets,critique,shakespeare,jacques darras,traduction,simone weil,politiquement incorrect,grasset,françois-victor hugo,musique,musicalité,delacroix dans une langue étrangère, on ne cherche pas à y ajouter, on met au contraire un scrupule religieux à ne rien à ajouter. »

    Simone Weil (la philosophe politiquement incorrecte) vante ainsi la probité du traducteur. Mais un proverbe latin incite a contrario à se méfier du traducteur comme d’un traître, et il y a fort à parier que S. Weil prête sa volonté de fidélité et sa probité à toute la corporation des traducteurs, avec une générosité un peu naïve.

    Les problèmes que fait surgir la traduction d’un poète ordinaire, où les partisans du style et ceux de la critique s’opposent, ces problèmes deviennent si épineux s’agissant de Shakespeare qu’on ferait aussi bien, par mesure de précaution, de s’abstenir de traduire Shakespeare. Mais c’est impossible, puisque la vocation des éditeurs français est de vendre du Shakespeare dans la langue de Molière.

    Le mystère enveloppant l’œuvre de Shakespeare justifie une nouvelle traduction à chaque génération ou presque. Ces dernières années, elles se sont multipliées. La dernière version proposée par Jacques Darras doit être la troisième ou la quatrième au cours du dernier demi-siècle.

    « Les 154 sonnets de William Shakespeare n’ont cessé, depuis quatre siècles, d’ensorceler les lecteurs et de passionner la critique, à la fois par leur beauté, expression suprême de l’art poétique élisabethain, et par leur mystère. »

    Ce nouveau projet éditorial est ainsi introduit par l’éditeur en quatrième de couverture. Faisons d’emblée la remarque que les temps modernes ont promu une conception de la beauté la plus subjective qui soit, si bien qu’il y a désormais autant de sortes de beauté que d’interprètes ou de traducteurs.

    L’intention esthétique de Shakespeare, celle de procurer une émotion de cet ordre, n’est  pas prouvée ; il y a même de très nombreux indices dans le théâtre de Shakespeare, avertissant que l’idéal esthétique n’est pas un idéal shakespearien, voire qu’il n’y a rien d’idéal dans Shakespeare, compte tenu des déboires ou des catastrophes encourus par les personnages animés d’une tel idéal esthétique, moral, politique, religieux, ou encore érotique. En témoigne dans ces sonnets ce que le poète dit des roses, qui ne valent pas les mauvaises herbes, dès lors que le temps a fait son œuvre. Métaphore applicable à l’art : le plus brillant aujourd'hui passe vite pour la vanité d’une époque donnée le lendemain. D’autres sonnets encore témoignent de ce que l’art de Shakespeare n’est pas indexé sur le temps, ni même la nature.

    Ces observations sont assez dissuasives, ainsi que des lecteurs peu attentifs l’ont fait auparavant (notamment Stendhal), de rapprocher Shakespeare de l’espèce des poètes romantiques. (...)

     

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  • Revue de presse BD (19)

     

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    + D'abord fascinés par la photographie, Baudelaire et Delacroix, co-inventeurs de l'art moderne, ont fini par éprouver un malaise étrange, proche de la répulsion ; j'ai tout de suite pensé à eux en voyant ces détournements d'images.

    + La rumeur veut que la plupart des n° de "Charlie-Hebdo" caricaturant le prophète Mahomet aient été achetés par des musulmans pour éviter la diffusion de ce qu'ils considèrent comme un blasphème. Vexée par les accusations d'irresponsabilité venant d'intellectuels de gauche, la rédaction de "Charlie-Hebdo" publie cette semaine une version autocensurée de cet hebdo impertinent. On se demande qui va l'acheter, ce coup-ci, en dehors des écologistes (pour recycler le papier) ?

    + Le Festiblog 2012, ce week-end à Paris devant la mairie du 3e arrondissement, organise un jeu-concours qui change des fastidieuses (à mon goût) séances de dédicace. Même si les dédicaces à gogo sont certainement la cause du succès grandissant de ce festival, rien n'empêche de pimenter un peu ce rituel.

    + C'est loin d'être le premier ouvrage consacré aux rapports de la philo et de la BD ; plus exactement, le but de Simon Merle est d'accroître l'intérêt des lycéens pour la philosophie à l'aide des super-héros. Les super-héros modernes sont recopiés sur la mythologie antique grecque (ou égyptienne). Cette dernière offrait une variété de personnages plus grande, puisque la majorité des super-héros d'héroïc fantasy sont des super-flics ; d'ici que les pions soient obligés de se déguiser en Batman pour se faire respecter dans les cours d'école...

    + Les admirateurs d'Yves Chaland apprécieront sans doute de lire le blog illustré des rencontres Chaland.

    + Le fil des précédentes revues de presse. That's all, folks!