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renaud

  • Caricature Jean-Luc Mélenchon

    par l'Enigmatique LB (à lire aussi dans "Siné-Mensuel")

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    Quand il est arrivé
    À la belle de mai
    Y connaissait dégun
    Le parisien
    Qu'es aco ce fadòli
    Avéses yeux de gòbi?
    A dit tout le quartier
    Qui l'espinchait

    Y fait le fier ce pébronnasse!
    Oh, Bonne Mère, qué counas!
    L'est pas de la Marsiale
    C'est un con à la voile
    On va lui esquicher
    Le bout du nez

    (...)

    Après cette aventure
    L'est devenu madur
    L'a voulu remplacer
    Le député!

    (...)

    Renaud

  • Caricature Renaud

    par l'Enigmatique LB (à lire aussi dans "Siné-Mensuel")

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    L'Enigmatique LB exposera ses dessins du 13 avril au 19 mai à la coopérative "Le Zèbre" à Lyon en compagnie des caricaturistes Lacombe, Bégé et Bésot.

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  • Revue de presse BD (208)

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    Message peint par Magritte

    + Un autre musée parisien, le musée Pompidou, rend hommage à un autre artiste Belge : Magritte, dont quelques rébus-peints sont imprimés sur la rétine d'à peu près tout le monde (jusqu'au 23 janvier). De l'art de Magritte comme de l'art d'Hergé n'émane aucune sensualité. C'est là un point commun aux deux artistes belges (wallon et bruxellois), et pourquoi ils sont modernes tous les deux - l'art moderne n'est plus tout à fait de l'art (au sens païen du terme). Le parallèle s'arrête là, car beaucoup de choses sont inconscientes chez Hergé, qui pour différentes raisons (son jeune âge, son tempérament introverti...) n'avait pas la maîtrise de son art, mais se focalisait surtout sur le style. L'expo Magritte nous rappelle, au contraire, que le message délivré par Magritte est consciemment dirigé contre la peinture, qui après l'avoir fasciné, avait fini par lui inspirer du dégoût (la peinture de Chirico réveilla un peu le désir de Magritte de peindre). 

    + Reportage confraternel de Coco au concert de Renaud au Zénith fin octobre ("Charlie-Hebdo" 2 novembre). Renaud dit désormais admirer le candidat Fillon, mais les fans du chanteur à textes mettent sans doute ça sur le compte de la tisane qu'il boit avant le début de son concert pour soigner sa voix. Coco rapporte que Renaud, après avoir avoué : "J'ai embrassé un flic", ajoute : "Mais attention : j'ai pas embrassé un militaire." Il est vrai que, si l'esprit bidasse est de droite, l'esprit flic, quant à lui, est le privilège de la gauche.

    + L'éditeur de BD Bamboo, surtout connu pour sa BD satirique "Les Profs" et quelques titres spécialisés dans la caricature de différents sports, vient de racheter la maison Audie, éditrice de "Fluide-Glacial", l'hebdo humoristique fondé par Gotlib. Et la presse de commenter ainsi la nouvelle : "Bamboo va devenir un poids lourd sur tous les rayons humour, que ce soit en librairie ou dans les grandes surfaces."

    + La Foire internationale d'art contemporain s'est ouverte dans un contexte boursier difficile. Comme chaque année, les organisateurs de la FIAC nous promettent : - Le changement, c'est maintenant ! Cela situe l'art au niveau de l'espoir.

    + Frédéric Hojlo dans Actuabd narre la mésaventure posthume de George Orwell, dont le conte "La Ferme les animaux", inspiré par les purges de Staline (bien que le porc-dictateur se nomme "Napoléon"), fut racheté afin d'être adapté en dessin-animé et en bande-dessinée afin de servir d'arme de propagande anticommuniste (lorsque les intérêts des Etats-Unis et de l'URSS commencèrent de diverger). Il n'est pas rare que des ouvrages satiriques soient récupérés par tel ou tel parti politique ; parfois cela se fait avec le consentement de l'auteur, mais Orwell se distingue par son indépendance. F. Hojlo nous rappelle opportunément que Orwell voyait les "comics" américains d'un mauvais oeil, comme une manifestation de la culture de masse totalitaire.

    Les années ont donné raison à Orwell : en effet on a vu l'Union soviétique devenir capitaliste à toute vitesse, signe que l'esprit critique n'était guère développé à l'Est, mais plutôt une forme de nationalisme déguisée en discours pseudo-marxiste. Orwell, issu du peuple, fit notamment un effort pour rendre l'homme du peuple pessimiste, c'est-à-dire plus lucide. Orwell se montre particulièrement vigilant vis-à-vis de la caste des intellectuels, en charge de l'invention des nouvelles chimères modernes.

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    Le dessinateur britannique Norman Pett, chargé d'adapter La Ferme des animaux, était un auteur de comics de propagande nationaliste ("Jane") comme Milton Caniff (comics contenant la ration d'érotisme destinée à émoustiller l'homme de troupe).

  • Revue de presse BD (192)

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    + Sur le thème du couple moderne, la dessinatrice belge Aurélie William-Levaux n'apporte sans doute pas une contribution décisive avec "Sisyphe, les joies du couple" (Atrabile). Il faut dire que W. Shakespeare a épuisé le thème de la manipulation amoureuse dans "Roméo & Juliette". Mais la manière d'Aurélie William-Levaux, transposant son dessin en broderies, confère à ses illustrations un je-ne-sais-quoi de sinistre ou de macabre, qui rend parfaitement le négatif des clichés sur le couple.

    + Le chanteur Renaud a choisi d'arborer sur son "perfecto" (blouson de motard) la pucelle (insigne métallique) de la préfecture de police de Paris, emblème plus original que la banale "croix de fer", médaille militaire du Reich allemand, prisée par les chanteurs de rock. On peut voir sur le blog de la préfecture de police que Renaud porte aussi l'insigne de l'ordre des Chevaliers du Saint-Esprit, un des ordres monarchiques les plus anciens, dissout depuis belle lurette (?). Renaud explique qu'il a changé et n'est plus un "bouffeur de flics" ; cependant quand il déclare que "la police a changé", on n'est pas obligé de croire le chanteur ; un petit conte humoristique d'Alphonse Allais, publié en 1902 ("La Science au service de la Police"), démontre au contraire la belle constance des méthodes de la préfecture de police en matière de répression à travers les âges.

    + Témoignage enregistré par Yassine (association Articho) de A. Baumann et X. Lambours, les deux photographes agréés par "Hara-Kiri", surnommés "mes deux couilles" par le Pr Choron, à l'occasion de la publication de "Dans le Ventre de Hara-Kiri". Ces deux photographes fournissaient des paquets de photos aux dessinateurs de "Charlie-Hebdo" et au Pr Choron qui les complétaient avec des légendes comiques. Baumann et Lambours ont également photographié Gébé, Choron, Cavanna, Reiser, Wolinski, sous toutes les coutures, organes génitaux compris.

    + L'Enigmatique LB, contributeur régulier du fanzine Zébra, a donné une interview au magazine spécialisé dans le graphisme "Etapes", après sa victoire au trophée "Presse-Citron" 2016.

    + On ne pense pas forcément au métro parisien pour s'exercer à dessiner ; certains en profitent pourtant pour croquer les passagers qui prennent la pose gratuitement dans un décors intestinal évocateur de la condition humaine moderne. Qu'ils soient novices ou plus talentueux, comme Laurent Bailly (ci-dessous), la RATP leur rend hommage dans une exposition au siège social (jusqu'à fin septembre).

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  • Renaud : la dernière tournée ?

    Maintenant qu’à peu près tout le monde a fait son article ou son commentaire sur le dernier album dewebzine,bd,zébra,gratuit,fanzine,bande-dessinée,renaud, Renaud, que puis-je ajouter à ce déluge de louanges ?

    « J’ai embrassé un flic », la chanson qui ouvre cet album, m’a rappelé qu’il y a plus de 20 ans un autre Renaud chantait « La ballade de Willy Brouillard ». Mais c’était au siècle dernier. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts de l’Isle-sur-la-Sorgue et, de l’eau, Renaud en a mis beaucoup dans son pastis. « Willy Brouillard » figure sur l’album « A la Belle de Mai » (1994), son dernier bon disque en studio. Le suivant était plutôt réussi aussi, mais ce n’était qu’un album de reprises (« Renaud chante Brassens », 1996).

    La tournée 1995-1996 a donné lieu à un très beau disque, bien représentatif du travail et du talent de Renaud (« Paris/Provinces aller-retour »). Pas aussi décoiffant que l’enregistrement public « Un Olympia pour moi tout seul » (1982), sans doute mon préféré.

    Ce nouvel album est assez lisse, mais pour un gars qui vient de sortir de 20 ans de coma, c’est inespéré.

    Côté dessin, certaines chansons ont notamment fait l’objet d’un recueil BD, « La bande à Renaud » (1986), avant que le titre ne serve pour un disque de reprises bien craignos. Marc Large a illustré le bouquin "Renaud des Gavroches". Ah oui, et Renaud a vendu une partie de sa collec de bédés pour payer une maison à sa fille qui s’est séparée de son mec.

    NB : si vous avez envie de lire des critiques subjectives, bien écrites, de disques bons ou mauvais, je vous invite à lire la prose de ClashDoherty sur son blog.

    L’Enigmatique LB

  • Caricature Renaud et Johnny Hallyday

    La Semaine de Zombi. Samedi : Dis-moi ce que tu picoles, et je te dirai pour qui tu votes.

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  • Revue de presse BD (185)

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    + Les manifestations contre la loi El Khomri visant à amender le code du travail ont un faux-air de "Mai 68" ; certains regroupements d'étudiants semblent en parodier les slogans et les affiches ; les édudiants de la Sorbonne proposent aussi une "bande-dessinée", quelques croquis pris sur le vif pendant les manifs.

    Mais la désillusion semble l'emporter sur l'illusion désormais ; les militants de gauche ou d'extrême-gauche, majoritaires dans l'animation de ces mouvements, n'ont pas en effet en face d'eux un pouvoir gaulliste "fasciste", comme en 1968, mais les représentants du peuple de gauche qu'ils ont pour certains eux-mêmes élus "inconsciemment". Il y a plus d'un siècle et demi, Karl Marx vitupérait déjà les "sociaux-traîtres", dont les élites industrielles et bancaires ne peuvent se passer pour conduire le peuple à l'abattoir.

    Symbole de cette désillusion, le chanteur Renaud, également chroniqueur à "Charlie-Hebdo", et passé récemment du whisky à l'eau minérale, vient d'annoncer son soutien à... François Fillon. Renaud n'a donc pas assez dessoûlé pour cesser d'espérer complètement.

    + Les feuilletons ou séries, ouvrages de fiction, sont infinis. Anthony Horowitz raconte dans le quotidien "Métro" pourquoi il a accepté de reprendre "Sherlock Holmes", oeuvre-clef de la culture moderne policière : "Quand les héritiers de Conan Doyle m'ont contacté pour écrire un Sherlock Holmes, j'ai d'abord eu des scrupules, parce qu'il y a un certain cynisme dans ce genre de livres : un éditeur propose une grosse avance à un écrivain connu pour pondre un best-seller. Toutefois, les lecteurs adorent ces livres. Alors pourquoi s'en priver ? J'ai lu toutes les histoires de Holmes à l'âge de 17 ans et c'est ce qui a fait de moi un auteur de polars. Alors oui, c'est une entreprise marketing, mais en vérité je n'ai dû mettre qu'une seconde à accepter !" ; un peu plus loin, le scénariste belge Van Hamme raconte comment il a repris "Blake & Mortimer", qui constitue un véritable filon pour les éditions Lombard-Dargaud.

    + "Quand la BD fait des bulles dans le réel" : "La Tribune de Genève" titre ainsi un mauvais papier (2 avril) dédié à la BD de reportage ou d'enquête, à prétention historique, ou encore visant la vulgarisation scientifique. Mauvais papier car la frontière entre la fiction et le réel n'est pas posée : elle reste à définir dans un monde où la fiction, sous forme de spectacles et divertissements divers, joue un rôle politique majeur.

    Mauvais papier car la "Tribune de Genève" ne fait pas la part entre la propagande et la réalité. Il ne suffit pas qu'un livre ou un enseignement se proclame "historique" pour qu'il soit autre chose qu'une fiction déguisée en réalité - tel le "roman national laïc", qui du point de vue historique relève du catéchisme. Il ne faut pas négliger non plus la part de la propagande dans le domaine de la "techno-science", dont les actionnaires sont assez puissants pour imposer une idée avantageuse de la science à laquelle leurs intérêts sont liés. La science-fiction ne s'est pas développée comme un genre distinct de la science académique ou sérieuse, mais elle s'inscrit dans le prolongement de diverses hypothèses et théories scientifiques censées être sérieuses ; c'est bien la preuve que la fiction et la réalité interfèrent.

    Mauvais papier enfin car il présuppose le journalisme et l'information "du côté du réel", ce qui reste à prouver. Rien ne dit que le journalisme n'est pas principalement devenu un acte de censure, à travers la contribution à ce que l'essayiste Hannah Arendt qualifie de "culture de masse", excroissance inquiétante de la culture occidentale, non moins susceptible de véhiculer le fanatisme que les religions les plus fanatiques.

    + L'éditeur de BD Jacques Glénat a été mis en cause entre autres capitaines d'industrie par "Le Monde" dans l'affaire dite des "Panama Papers" ; J. Glénat avait acquis la société offshore Getway S.A., spécialisée dans l'achat de tableaux et de meuble anciens, avant de la revendre et distribuer les tableaux à ses enfants quand les contrôles fiscaux commencèrent de se faire pressants. "Le Monde" fait par ailleurs à l'éditeur une réputation d'"Oncle Picsou" dans ses contrats avec les auteurs ; on regrette que le quotidien n'étaye pas plus cette accusation.