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croquis - Page 2

  • Revue de presse BD (107)

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    + Joann Sfar vole dans cette chronique du 17 juin sur France-Inter au secours du métier de dessinateur, pour lequel il a "les yeux de Chimène", un peu cernés par les nuits blanches. Le propos est sans doute trop général, cela dit J. Sfar a raison, la faillite de la presse et celle du métier de dessinateur sont liées.

    + "En ce qui me concerne, je suis gêné quand un artiste s'engage en politique, je trouve ça toujours un peu ridicule. Je m'exprime dans mes livres, c'est tout ce que je sais faire." Auteur d'une BD récemment publiée évoquant son enfance, "L'Arabe du Futur", Riad Sattouf a donné une interview à "Jeune Afrique". La BD de Riad Sattouf constitue un témoignage intéressant, bien qu'ambigu, sur la mentalité des élites arabes occidentalisées auxquelles le père de Riad Sattouf appartenait. La question du refus de l'engagement politique est sans doute un peu plus compliquée que Riad Sattouf ne semble le croire, surtout quand on collabore à un hebdomadaire dont l'engagement est connu.

    + Par ce qu'elle a d'indéfinissable, la modernité inspire le dégoût aux poètes en général, non seulement à F. Nietzsche, même si ce philosophe matérialiste a le plus clairement établi le rapport des choses indéfinissables avec la mort. "Spirou vers la modernité", par Serge Clerc, est ainsi un titre redondant, puisque la spirale est signe de modernité (dessinée par A. Jarry sur le ventre du Père Ubu). Ceux qui se demandent comment la BD belge, qui servit naguère à propager la culture de petits industriels belges plutôt réacs, a pu devenir symbole de modernité grâce au discours pontifiant sur la "ligne claire", ne trouveront pas la réponse dans la chronique que le webzine "du9" consacre au bouquin de S. Clerc. C'est le principe même de la modernité de poser un tas de questions sans fournir de réponse.

    + "Citrus" est une nouvelle revue, abondamment illustrée, dont le premier numéro est consacré aux dessous du football.

     + Trois petits éditeurs, FRMK, Les Requins Marteaux et Cornélius lancent une opération commerciale alléchante : cinq BD pour 10 euros, espérant attirer ainsi dans les librairies spécialisées de nouveaux clients. Le site dédié à cette opération en fournit la liste.

    + Le dessin du jour est le portrait d'un amateur de bande-dessinée par Amandine Brûlée, extrait d'une galerie de croquis.

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  • Soraïa***

    La trêve des éditeurs de BD, qui mettent un peu moins de nouveautés sur le marché en ce moment,webzine,bd,gratuit,fanzine,zébra,bande-dessinée,critique,critik,soraia,maroc,renaud de heyn,islam,forain,belge,rif,cannabis,théologie de la libération,athéisme,croquis,carnet de voyage,grandpapier permet de découvrir des albums qui ne sont plus au rayon « primeurs » des libraires.

    Le Belge Renaud de Heyn, auteur de Soraïa, est versé dans les carnets de voyages qu’il a rapportés des quatre coins du monde et qu’il publie sur le site Grandpapier. Son style, plus proche du croquis, nous éloigne du style académique de la bande-dessinée, parfois un peu trop rhétorique et asservi à la démonstration que la bande-dessinée est « un art comme les autres ». R. de Heyn parvient à accommoder sa technique au récit, qui n’est pas ici de fiction, mais plutôt une sorte de portrait-charge de la société marocaine. Soraïa est en effet une jeune paysanne marocaine vendue comme bonne à une famille bourgeoise citadine, et que son frère veut sauver des griffes de ses nouveaux maîtres. Cette démarche aventureuse pour un jeune paysan qui ne connaît pas les règles s’appliquant au-delà de son village du Rif, où la culture du cannabis est un moyen d’enrichissement plus efficace que l’élevage des chèvres, instruit le lecteur des aspects les moins reluisants de la société marocaine.

    Les représentants d’un islam « intègre » croisés par le jeune paysan au cours de son périple, tirent de cette traite de jeunes filles paysannes (plusieurs dizaines de milliers seraient concernées) un argument de mobilisation contre la corruption des élites marocaines citadines « occidentalisées ». C’est ici un aperçu sur un islam activiste proche des méthodes et arguments de la théologie de la libération marxiste en Amérique du Sud. L’athéisme, qui revêtait dans les mouvements révolutionnaires ouvriers en Europe un aspect contestataire des valeurs bourgeoises, n’a pas de prise sur des consciences paysannes pour qui l’athéisme est au contraire une valeur bourgeoise.

    Cette BD n’est pas sans rappeler la charge plus violente encore de certains artistes contre la traite similaire que subirent de jeunes paysannes issues des provinces françaises au XIXe siècle du fait de la bourgeoisie industrielle (en particulier Forain).

    Le cas des jeunes Africains sans ressources ni emplois qui franchissent la Méditerranée pour vendre leur force de travail à l’étranger n’est pas abordé ici, mais on ne peut s’empêcher de penser que, décidément, l’ère industrielle rime avec esclavage.

    R. de Heyn se contente de rapporter des faits et de les mettre en scène, sans militer dans un sens ou un autre. Sa BD est plus neutre que d’autres, sur le sujet des « révolutions arabes », qui traduisaient une vision occidentale assez manichéenne de ces révolutions, masquant le lien entre les politiques économiques occidentales et maghrébines.

     Il ne faut pas s’étonner du caractère utopique ou religieux des mouvements révolutionnaires, dans la mesure où le plan social, dès qu’on l’étudie de près, apparaît limité à des rapports de domination ou de soumission, plus ou moins consentis par tous.

    Soraïa, Renaud de Heyn, Casterman, 2012.

  • Histoire de dessiner

    L'ATTENTE

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    - Puisque le prince charmant n'existe pas, que puis-je bien attendre se demandait Ophélie ?

    par Antistyle

  • Le Tintoret

    Illustration tirée du carnet de croquis de Louise Asherson :

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  • Sauvetage

    Dessin extrait du carnet de croquis de Louise Asherson :

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  • Cercles magiques

    Dessin tiré du carnet de croquis de Louise Asherson :

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  • Tout s'envole !

    Croquis extrait du carnet de dessin de Louise Asherson :

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