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paradis

  • Caricature Simone Veil

    La Semaine de Suzette Zombi. Mardi : "Simone et Antoine Veil au Panthéon : ces couples réunis pour l'éternité." Bfmtv.com

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  • Caricature Michel Rocard

    La Semaine de Suzette Zombi. Lundi : L'hommage le plus surréaliste à M. Rocard : "Trois femmes et quatre enfants, un homme de tribu." ("Elle")

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  • L'ascension de Charlie-Hebdo

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    Par LB. Retrouvez tous les dessins de LB dans l'hebdo du jeudi.

     

  • Caricature Charlie-Hebdo

    La Semaine de Suzette Zombi. Jeudi : Le meilleur moyen d'éviter les récupérations politiques douteuses est de rester au niveau de la satire et de l'autodérision.

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  • Revue de presse BD (109)

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    + Les méthodes de la Société Moulinsart et de Nick Rodwell, qui gèrent les royalties perçus sur les albums de Tintin, sont en porte-à-faux avec la contre-culture actuelle qui prône la gratuité, à la suite des informaticiens fabricants de "logiciels libres". La société Moulinsart a les moyens de défendre ses prérogatives, non seulement sur le terrain judiciaire. Ainsi on peut lire sur le site dédié à l'univers éternel (sic) de Tintin : "Tintin ne lutte pas pour le bonheur de tous les hommes, mais chaque fois que les hasards de ses aventures l'ont mis en présence d'un homme victime de la misère, de l'injustice, de la violence, c'est pour cet homme-là que Tintin a pris parti." N'importe quel agent de police, rompu aux techniques de communication moderne, pourrait dire qu'il défend la veuve et l'orphelin comme Tintin ; Manuel Valls, par exemple.

    + "Sexe et BD : une sélection d'été" : ce "marronnier" en l'occurrence plutôt "glandu" est un signe qui ne trompe pas que le rituel saisonnier des "grandes vacances" s'est mis en branle, et que toute réflexion au-dessus du niveau du niveau de la ceinture sera jugée de mauvais goût au cours des semaines à venir. L'enfer, le purgatoire et le paradis ont été abolis au profit de cette alternance, non moins factice, du travail et des vacances.

    + Seules les personnes frustrées ont besoin de vacances/de se masturber en lisant de mauvaises BD ; toute l'éthique occidentale repose sur la frustration des foules. Le magazine "Historia" se penche sur un phénomène parallèle à la BD de cul - les "super héros", figures d'un culte providentiel adapté à la sexualité infantile. Le providentialisme ("deus ex machina") s'accompagne toujours, sur le plan culturel, d'une grande passivité. Le succès persistant des super héros montre que le chemin est encore long pour ceux qui souhaitent débarrasser la BD de son image d'outil de propagande auprès des gosses. 

    + Le dessin de presse a le vent en poupe. De nombreux festivals sont organisés pendant l'été. Si l'association fondée par Plantu ("Cartooning fo peace") a tendance à éclipser les autres, on peut aussi mentionner la Feco (Federation of Cartoonists Organizations), dont la branche française publie régulièrement le "bimestrimag" Fecocorico consultable en ligne.

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  • Paolo Pinocchio****

    En préambule, disons que c’est une bonne idée de traiter de l’enfer en bande-dessinée (une idée dontfanzine,bd,zébra,bande-dessinée,illustration,critique,zombi,paolo pinocchio,lucas varela,dante,boccace,rome,enfer,paradis,psychanalyse,âme,tanibis,panthéon,divine comédie les planches de Louise Asherson dans "Zébra" autour de la "Divine comédie" ne sont pas éloignées, voire la BD expérimentale de David Roche sur la "Vie des Cavernes", qui pourrait être sous-titrée: "Une Saison en Enfer").

    L’enfer est, en effet, une fiction extrêmement tenace, pour ainsi dire liée à l’âme ou la conscience humaine. Ceux qui ne veulent rien entendre de l’enfer, le plus souvent, ne font que le fuir pour se précipiter dans une formule alternative, ignorant à quel point cette fiction peut revêtir des formes artistiques différentes ; parfois un seul objet d'art suffit à la représenter symboliquement, tel le vase de Pandore. Il n’y a donc pas de conscience éthique ou morale chez un individu, sans conception de l’enfer liée à cette conviction.

    Une personne prétendument dépourvue de conscience éthique ou de sens moral -par exemple un tueur en série, le type auquel on prête généralement ce type de caractère-, cette personne est sans doute persuadée que l’enfer n’est qu’une extension du domaine de la lutte à laquelle se livrent les puissants entre eux, au détriment des faibles, ici et maintenant. Dans ce cas le paradis se réduit à de rares moments de jouissance exclusive. Le jouisseur, seul, en détient la clef.

    Prendre Pinocchio comme personnage principal de pérégrinations au sein de l’enfer et ses différents lieux d'aisance, est également judicieux de la part du dessinateur argentin Lucas Varela (du magazine "Fierro"). La version originale de "Pinocchio" est précisément un conte pédagogique et moral, dont le but est donc d’inculquer la peur de l’enfer. Il y a une tendance aujourd'hui, dans le domaine des contes pédagogiques, à publier des contes "politiquement corrects", adaptés aux péchés modernes, dont on peut dire qu’ils sont dans la droite ligne du "Pinocchio", déjà en son temps, œuvre d’éducation nationale. La force de "Pinocchio" est d’être générique, et donc recevable dans une variété de cultures ou de religions plus grande (Les contes retranscrits par Perrault, ou ceux d’Esope, sont beaucoup plus équivoques, et remettent parfois en cause la piété familiale ou nationale.)

    Le Pinocchio de Lucas Varela se joue de l’enfer. Disons que, comme tous les ouvrages humoristiques, il a pour effet de remettre en cause le discours éthique ou politique nécessairement binaire; de mettre un bâton dans la mécanique de la fiction, dont le discours moral et politique se nourrit au contraire (On comprend que les anarchistes puissent user de l’humour comme d’une arme beaucoup plus efficace que le terrorisme.)

    Les allusions dans "Paolo Pinocchio" à d’autres œuvres inspirées par l’enfer sont nombreuses. Dans la culture italienne où Varela puise, elles ne manquent pas. Elles viennent tantôt de la mythologie romaine, tantôt du christianisme opposé (qui associe Rome à Satan); parfois de telles conceptions se conjuguent bizarrement, comme dans la "Divine comédie". Varela fait ainsi du clergé catholique, à l’instar de Dante et Boccace, un grand pourvoyeur de l’enfer. Une prêtresse de Diane confie à Pinocchio: "L’enfer n’est qu’un état de l’âme." Elle rejoint ainsi la psychanalyse moderne, et Varela s’amuse de la comparaison entre l’appendice nasal érectile de Pinocchio et l’organe viril, objet spécial de l’attention de toutes les doctrines morales à travers les âges (La capote anglaise n’est pas si éloignée du voile islamique qu’on le croit, tous deux instruments conçus pour protéger la société des débordements masculins.)

     Apparemment légère, cette variation sur le conte de Pinocchio facilite la compréhension de déterminations sociales le plus souvent inconscientes, et d’un symbolisme culturel plus profond que les étiquettes religieuses ou partisanes antagonistes peuvent laisser penser. Ces oppositions correspondent en réalité à des méthodes opposées pour accéder au bonheur. La multiplication des points de vue éthiques ou identitaires finit par incliner chacun à penser que l’enfer, c’est l’autre, dans la mesure où il constitue un obstacle sur la voie du bonheur. La crise économique représente une menace de nature infernale pour beaucoup; une menace qui trouve sa principale force dans la conviction que la société de consommation est un paradis (si tel était le cas, nul n'y ferait un usage abusif de l'alcool ou de la drogue, dont la jouissance paisible dissuade). L'état de panique ou de terreur provoquée par l'enfer et ses multiples représentations, joue donc un rôle social décisif de maintien de l'ordre public, en tous temps et en tous lieux.

    Pour faire valoir encore l’actualité de cette BD, je fais observer que nos députés ne sont autres que des "élus". Et que la destination de nos grands hommes et femmes est toujours le "Panthéon" ; enfin qu’il est réservé au peuple un rôle de figuration, guère éloigné de celui attribué à Jupiter dans certaine religion antique.

    Paolo Pinocchio, Ed. Tanibis, 2012

    (par Zombi - leloublan@gmx.fr)

  • La Genèse revisitée

    Robert Crumb a un peu dérouté son public récemment en adaptant la Bible en BD. Michel Tamer, pour "Zébra", donne une version plus humoristique de la Genèse, qui rappelle qu'une interprétation littérale voire morale de la Genèse conduit à faire passer dieu pour un piège à con, doublé d'un attrape-couillon.

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