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mariage gay

  • Revue de presse BD (57)

    Spécial "mécanique quantique"

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    Christine Boutin par Pochep


    + Pour tenter de dissuader l'humoriste Pochep de militer en faveur du mariage gay, je plaide auprès de lui que les histoires d'amour XX ou YY sont en tous points semblables aux histoires d'amour XY, c'est-à-dire aussi rasoirs. Humour et militantisme se marient mal.

    "L'Inconnu du Lac", avec son titre et son affiche romantique, contredit sans doute l'observation selon laquelle art et sentiments ne font pas bon ménage. Mais le cinéma est une industrie : il ne peut pas faire autrement que d'aller dans le sens du commerce. D'ailleurs plus le procédé de production d'une BD est industrialisé, plus les thèmes abordés sont sentimentaux.

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    En ce qui concerne la censure, je partage l'avis de cet écrivain britannique qui remarque que la censure est, en soi, un très bon principe, mais qu'elle est toujours mise en oeuvre par des imbéciles qui autorisent ce qui devrait être censuré, et censurent ce qui devrait être autorisé.

    + Le discours récurrent contre l'académisme n'a pas empêché l'Université de Picardie Jules Verne de proposer un diplôme pour devenir un auteur complet de BD en deux ans. "Complet", ça doit vouloir dire avec des lecteurs ou des clients à la clef. Ou bien qu'il faut faire une thèse en BD. L'interstice entre les cases fournira toute la matière à ces thèses.

    + François Forcadell ironise sur son blog sur la manière dont Margaux Motin a trouvé du boulot à "Paris-Match". Mais il ne dit pas que le choc des photos est indispensable pour préparer le choc des cultures. En chaque photographe sommeille un soldat, puisqu'il n'est question dans ces deux métiers que de trouver le bon angle de tir. Confiez à un "sniper" un télé-objectif, et je vous garantis qu'il fera des merveilles avec.

    + Le Rapideduweb ouvre le débat sur le dessin en BD : requiert-il une certaine technique, ou doit-il au contraire être le plus spontané ? A travers une controverse entre James Kochalka (?) et Jim Woodring (??), auteurs de BD yankees. On oppose ainsi en vain la spontanéité à la technique. Cette dernière est inconsciente aussi, et donc instinctive. C'est même ce qui explique que la barbarie et la technologie sont liées dans les temps modernes.

    Ce qui est intéressant dans la BD, c'est qu'elle est "bipolaire" ; à savoir qu'elle mélange deux arts contradictoires. Le roman, qui va dans le sens de la fiction et du hasard ; et le dessin qui tend au contraire à diminuer le plus possible la part du hasard et du déterminisme inconscient.

    + Si je devais comparer le journaliste belge Didier Pasamonik à un personnage de bande-dessinée, je le comparerais à Séraphin Lampion, car c'est fouteur de merde de talent, un poète dans son genre - un vrai journaliste diront certains, puisque le journaliste se fait une spécialité de vendre des assurances sur l'avenir.

    Une des marottes de Pasamonik est de brocarder Jean-Christophe Menu, ex-tête pensante de "L'Association". D'après lui la démission de Menu devrait permettre à "L'Association" d'être moins snob et plus populaire. A quelques exceptions près, comme le tampographe Sardon, je trouve pour ma part les auteurs de "L'Association" très conventionnels. Sfar est un modèle du genre, affecté quasiment d'onanisme verbal. On ne peut s'empêcher de penser à la masturbation à propos de "L'Association", ou la rétention de foutre en bande organisée. Le contraste est frappant avec "Hara-Kiri", quelques années auparavant. Les querelles persistantes (Pasamonik & Menu) ont d'ailleurs souvent lieu entre des personnalités proches. C'est d'ailleurs incohérent, comme fait Pasamonik, de reprocher son élitisme à "L'Association", tout en affirmant que la BD est une industrie. Les arts industriels ou mécaniques sont en effet les plus élitistes.

    Zombi (leloublan@gmx.fr)

  • Revue de presse BD (40)

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    (Narcisse en habit de moine se mirant dans une fontaine - expo. à la BNF)

    + Il ne fait aucun doute que le mariage gay est le comble de "l'amour courtois", autrement dit "chevaleresque". Mais en est-il de même pour la BD, comme le suggère le Rapide du Web ? Si c'est le cas, le pape a bien fait de démissionner. Lui qui voulait revenir au moyen âge ne s'était pas aperçu que nous y sommes toujours.

    + Les cas d'identification de blogueuses-BD à des renards se multiplient ; d'abord il y a eu Pénélope Bagieu, maintenant c'est Anne Montel. Lapins, poulets, perdreaux, je vous conseille de passer votre chemin ! Et même les loups, dont les contes nous disent qu'ils ne font pas le poids face aux renards. Que fait la psychanalyse ?

    + A l'exemple de Carlos Ghosn, les PDG des grosses maisons d'édition cèderont-ils une partie de leur rémunération pour montrer de la solidarité vis-à-vis de leurs employés dans la dèche? En attendant, de plus en plus de dessinateurs mettent en vente leurs dessins sur leurs blogs. C'est le cas du plus indépendant des dessinateurs de BD indépendante, le Yankee Ted Rall, premier à avoir osé soulever la couverture médiatique recouvrant les opérations militaires en Afghanistan. Il met une planche originale en vente sur e-bay.

    + Joann Sfar sème à tous vents... Déjà dessinateur de BD, scénariste de BD, cinéaste, conseiller éditorial, journaliste à "Télérama", par-dessus le marché il publiera bientôt... un roman ; et Philippe Val va lui octroyer bientôt une émission de radio sur "France-Inter" ; comme l'emblème de "L'Association", petite maison où Sfar débuta, est une hydre, on peut s'interroger : -Est-ce que Sfar ne risque pas d'attraper LES melons ?

    + Le dernier numéro de "Fluide Glacial", confié à une nouvelle rédaction (Yan Lindingre et Vincent Solé), fait la satire du "shopping"; en période de crise, c'est quasiment un crime de lèse-majesté.

    Non seulement cette publication n'a pas mis en place un quota de dessinatrices, mais "Fluide" s'en bat les couilles du "shopping" ! Ne faudrait-il pas mettre ces lascars au pas, comme tous les autres ?

    + Interdit de Festival d'Angoulême "in" (pas d'accréditation), le journaliste bruxellois Didier Pasamonik est parvenu habilement à monopoliser "l'after", grâce à une interview de la ministre de la Culture française, Aurélie Filippetti, qui pensait sans doute que tous les journalistes belges sont aussi niais que Spirou et Fantasio.

    D. Pasamonik revient cette semaine sur cette affaire, qu'il qualifie de disproportionnée... dans un dossier en trois parties. Il publie d'abord les chiffres des ventes 2012 de BD, qui montrent une hausse des profits. Il suggère ensuite de ne pas tout mélanger, les auteurs de BD exerçant souvent des métiers très différents.

    Sur le second point, on ne peut que l'approuver: le FIBD est un vaste fourre-tout, peut-être sympathique (?), mais qui porte préjudice, selon moi, aux auteurs de BD et éditeurs réellement indépendants, en les faisant passer pour les parasites d'un système commercial dont ils bénéficient peu. Sur le premier point, en revanche, la publication des résultats, il est de notoriété publique que les résultats affichés par les grands éditeurs, comme la presse d'ailleurs, sont toujours truqués et n'ont aucune fiabilité. Elle ne prouve pas la bonne santé de ce secteur para-industriel. On peut même penser que la production industrielle de BD a connu ces dernières années une sorte de "bulle spéculative", et que les petits éditeurs de BD indépendants imaginatifs ont mieux résisté à la crise et y résisteront mieux. Un "krach" de la BD traditionnelle ne serait pas une énorme surprise. Sur le plan éditorial, elle donne depuis pas mal d'années des signes d'essoufflement.

    + Le dessin de la semaine est de Lucrèce Andreae; il tressaille, éructe et susurre comme Paganini. Il nous rappelle que le "speed-dating" a fait place en matière d'amour aux mélos traditionnels, de même que le "fast-food" a remplacé la cuisine bourgeoise.

    (Zombi - leloublan@gmx.fr)