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daniel cohn-bendit

  • Caricature Cohn-Bendit

    La Semaine de Zombi. Mercredi.

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  • Caricature Daniel Cohn-Bendit

    La Semaine de Suzette Zombi. Lundi : Les idéalistes d'aujourd'hui sont les rentiers de demain.

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  • Caricature Daniel Cohn-Bendit

    La Semaine de Zombi. Vendredi : En 2017 il est interdit d'interdire de dire n'importe quoi, alors les politiciens s'en donnent à coeur joie.

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  • Mai 68***

    Il y a quelques mois de cela, je tombe sur le billet d'un blogueur dont le titre m'interpelle ; un titre en formewebzine,bd,gratuit,zébra,fanzine,bande-dessinée,critique,kritik,mai 68,daniel cohn-bendit,cavanna,cabu,michel lafon,charlie-hebdo de slogan : "Pour un Mai 68 de droite !". Mon étonnement ne dure pas ; en effet cet éditorialiste amateur n'a guère de mal à démontrer que le pouvoir étant désormais "de gauche", la contestation du pouvoir et de l'autorité peuvent se réclamer de la "droite". Raisonnement que l'on trouvera un peu "binaire", sans doute, mais le clivage "droite-gauche" est précisément mécanique.

    N'était-ce pas simpliste de se dire "gauchiste", en "Mai 68", pour s'opposer à un pouvoir gaulliste "droitier" ? Comme le pouvoir est binaire, la contestation du pouvoir se devrait d'éviter de l'être.

    En outre je comprends ce que veut dire "réactionnaire", car plusieurs philosophes ou essayistes ont tracé clairement les contours de la réaction à la culture moderne, dont F. Nietzsche le plus radical d'entre eux, mais je ne comprends pas ce que veut dire "la droite", en quoi de Gaulle était "de droite", lui, un type aussi moderne ?

    Dans "Mai 68", collection d'affiches, de slogans, de caricatures contestataires publiés au cours et autour de Mai 68 (chez Michel Lafon), Daniel Cohn-Bendit définit sa révolution avortée de la façon la plus neutre comme "l'explosion de l'envie de vivre radicalement autrement". Histoire d'être un peu mutin, j'ai envie d'ajouter ici que cette définition est si neutre qu'elle pourrait s'appliquer aujourd'hui à un jeune djihadiste qui prendrait le djihad pour une aventure... C'est bien ce qu'est la guerre : une aventure sexuelle impliquant les deux sexes (contrairement à un stéréotype répandu qui fait porter la responsabilité du poids de la violence sur les seuls hommes). Quand le marteau frappe l'enclume, le manche y est aussi pour quelque chose.

    François Cavanna, pour sa part, est plus critique que D. Cohn-Bendit ; en effet le fondateur de "Hara-Kiri" écrit : "Ivresse des slogans. Se saouler de mots. De formules bien troussées qui dispensent de penser. Besoin d'idoles. Le Che en portraits géants. Mao. Castro ; ça tournait mal. (...) Quand j'ai vu rappliquer les médecines "parallèles", le petit livre rouge, le bouddhisme zen, le vaudou, quand j'ai vu cette écume de merde, au nom de la liberté, submerger l'essentiel, j'ai senti qu'on se faisait avoir."

    Si Cavanna était conscient du détournement de Mai 68 à des fins politiques et publicitaires, il faisait néanmoins le rapprochement entre Mai 68 et "Hara-Kiri", son journal, assez indéfinissable politiquement lui aussi, peut-être la dernière tentative en France d'imprimer quelque chose qui ne soit pas de la propagande politique ? En ce sens, "Hara-Kiri" faisait plus penser à la presse d'avant-guerre, plus populaire et réservée à l'égard du pouvoir politique, et faisant preuve d'un anticléricalisme englobant l'institution républicaine.

    On trouve la même observation de la part de Cabu d'un "Hara-Kiri" annonciateur de l'esprit de "Mai 68", puis seul dépositaire véritable du combat contre la "société de consommation" : "C'était comme si Hara-Kiri était soudain descendu dans la rue, écrivait Cabu. D'accord : tout ça peut paraître un peu prétentieux ! Disons que soudain, de plus en plus de gens se montraient sensibles à nos idées. Beaucoup plus qu'aujourd'hui."

    La thèse soutenue par des essayistes comme E. Zemmour ou A. Glucksmann de l'influence réelle du mouvement de Mai 68 sur la société française, est ici, au passage, contestée. 

    D'inspiration communiste, on ne trouve pas dans ces témoignages croisés, ni d'invocation de la laïcité ou des valeurs républicaines, bien sûr, puisque le mouvement de "Mai 68" était parfaitement illégal. On note cependant que Marianne apparaît ici ou là, une Marianne toujours vierge en dépit des centaines d'hectolitres de sang, non seulement d'aristocrates, mais aussi de prolétaires, d'Allemands, de Juifs, d'Africains, répandus par les armées de la République - Marianne plus SS qu'un CRS, mais immaculée conception laïque.

    C'était Siné, d'entre tous ces témoins et acteurs plus ou moins conscients, le plus politisé en "Mai 68", ayant foi dans le renversement de la bourgeoisie par la révolution. Plusieurs fois il a témoigné de cette naïveté, tout en exprimant le regret qu'elle l'ait entraîné à célébrer trop vite la dictature castriste.

    Que l'on ait pu prendre - "au nom de "Charlie" et de la loi" -, des mesures policières répressives, en particulier dans les collèges où ces mesures sont parfaitement injustes et inutiles, ce retournement ubuesque en dit long sur ce qui a subsisté de "Mai 68" au plan politique et social : probablement moins encore que le reliquat, somme toute modeste, que Cabu et Wolinski mentionnent.

    On ne peut s'empêcher de voir un signe du destin dans l'assassinat d'ex-rebelles de Mai 68, assez largement désabusés, par des djihadistes, c'est-à-dire des révolutionnaires d'un genre nouveau, dont les élites redoutent qu'ils fascinent et réveillent la jeunesse endormie, à coup de drogues plus ou moins légales.

    "Mai 68", Michel Lafon, 2008. 

     Quelques exemples d'images, dont il suffirait de changer un petit détail pour qu'elles collent parfaitement à l'actualité.

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    Dessin de Siné, où on pourrait remplacer la croix lorraine.

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    Dessin de Reiser, le plus désabusé de tous.

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    Affiche d'inspiration marxiste, adjoignant aux forces de l'ordre bourgeois le savoir bourgeois.

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    Les chars et les ouvriers ont été "délocalisés" en Chine ou en Inde, et sont désormais commandés à distance par les élites occidentales.

     

  • Editorial Cartoon

    Zébra propose une revue de presse des meilleurs dessins de la semaine (editorial cartoons) repris de la presse internationale ; pour le meilleur et le pire, le genre connaît un regain grâce à internet, qui permet aux non-professionnels de s'exprimer et aux professionnels de publier des dessins qui n'ont pas été retenus par leur rédaction.

    L'exécution capitale de Clayton D. Lockett par injection de produit chimique, dans l'Oklahoma (USA), a mal tourné, si on peut dire, puisque le condamné est décédé d'un arrêt cardiaque au bout de trois-quart d'heures seulement. Aux dires des principaux concernés, les condamnés à mort, la pire torture c'est la prison à perpète, même s'il reste toujours un petit espoir de s'évader. Dessin de Bramhall dans le "New York Daily".

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    Le dessinateur austro-tchèque Marian Kamensky propose ce dessin sur le thème de la récente double canonisation des papes Jean-Paul II et Jean XXIII. Les caricaturistes anticléricaux -pléonasme- feraient bien d'en profiter, car selon la célèbre prophétie de saint Malachie (XIIe siècle), l'actuel évêque de Rome est le dernier pape avant la fin des temps vers 2030.

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    (...)

     

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  • Revue de presse BD (77-bis)

    (Supplément "écologie & bande-dessinée")

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    + Le dithyrambe de Daniel Cohn-Bendit en faveur de la bande-dessinée dans sa chronique matinale du jour sur Europe 1 a dû redonner du baume au coeur de ceux qui souffrent du manque de reconnaissance de cet art, comparé à ceux de Léonard ou Steven Spielberg.

    Comme chaque fois qu'il se fait le super-héraut d'une cause, Dany n'y va pas de main-morte, il n'a pas hésité à clamer la part prise désormais par la BD et le "roman graphique" (sic) dans le "panthéon de la réflexion contemporaine" (resic), qui plus est incitant les auditeurs d'Europe 1 à vider leurs livrets A afin d'offrir à leurs proches des tas de BD pour le Nouvel An.

    Ce coup d'encensoir n'est pas plus étonnant que ça, si l'on fait le compte des points communs entre Daniel Cohn-Bendit et Tintin, le fameux reporter belge. Et je ne dis pas ça seulement parce qu'ils sont rouquins tous les deux ; Daniel-Cohn Bendit passe aussi le plus clair de son temps à Bruxelles ; Tintin et Dany sont d'ailleurs les deux seules mascottes de l'Europe à peu près crédibles, depuis que Charlemagne est passé de mode ; ils sont tous les deux écolos (Tintin n'est pas boy-scout pour rien), à la limite du nirvanesque ; quant aux moeurs sexuelles, il plane sur celles de Tintin à peu près la même ambiguïté que sur celles de Dany. Sans compter qu'ils sont farouchement anticommunistes tous les deux. Bien qu'il vienne de l'intérieur des terres, José Bové fait un capitaine Haddock plutôt convaincant. Bien sûr, ça va sans dire, l'écologie ne sauvera pas plus le monde que Tintin & Milou ; mais "chut !", ne le dites pas aux fans de Tintin et de Dany: perso je les soupçonne d'être un peu neurasthéniques, car si vous regardez bien le regard de Tintin, vous constaterez qu'il est complètement "stone", comme tous les héros animés par un fort sentiment de culpabilité et qui feraient n'importe quoi pour se faire bien voir de leur mère. Tintin et Daniel Cohn-Bendit, bien que rouquins, sont des héros platoniciens, à n'en pas douter.

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    (Ill. Pénélope Bagieu)

    + Comme pour confirmer le bien-fondé du diagnostic de Dany sur la BD, Pénélope (!) Bagieu s'est fendue sur son blog d'un billet long comme une journée de navigation sans vent en faveur des poissons qui nagent en eau profonde, contre les chalutiers d'Intermarché qui leur font vivre le martyre. Pénélope, rangée du tricot et du blog-bd de mémère, donc, indique l'influence néfaste des institutions européennes sur lesdits pécheurs contre nature. Pour cela, elle ne ménage pas ses efforts pédagogiques : une telle pêche suffirait à racler tout Paris en deux jours, assure-t-elle par exemple, n'hésitant par à faire concurrence à Marion Montaigne sur le terrain de la science (sans doute en raison de toutes les morues, les thons et les raies qui apprécient ses eaux chaudasses).

    L'argument de D. Cohn-Bendit, c'est que nul ne peut mieux réparer les ravages commis du fait de leur incompétence par les institutions européennes que ces institutions elles-mêmes ; ou encore que la démocratie ne saurait être mieux garantie que par des organes qui interviennent comme le dieu Mars ou le dieu Poséidon dans le cours de la politique. Le hic, c'est que les Français ne se laissent pas facilement convaincre par ce genre d'humour belge surréaliste, dans l'ensemble.