Le strip hebdo de Lola :

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Le strip hebdo de Lola :

Retrouvez chaque semaine un gag de W.Schinski traduit de l'allemand dans Zébra.
par LB
La Semaine de Zombi. Mardi : suite à l'élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP, Alain Juppé aurait déclaré : "Habemus papam" (enfant, le petit Alain rêvait de devenir pape).

Une nouvelle rubrique : les nouvelles stars ou des stars anciennes remises au goût du jour. Aujourd'hui c'est au goût de la moussaka que Kafka est revisité. En même temps quand on a écrit la métamorphose, c'est pas vraiment une surprise que se transformer en plat grec ! Ça aurait pu aussi être en Choubaka (Choubakafka, à noter que l'épisode 7 de "Star Wars" va bientôt sortir) ou en voiture (Ford Ka ou plutôt Ford Kafka - en même temps y'a bien la Citröen Picasso) mais la moussaka c'est quand même plus plus appétissant.
Alors bon appétit et bonne lecture d'un auteur qui s'était livré "corps et âme" dans l'écriture ! Pour la petite histoire, Kafka a écrit toutes ses oeuvres en allemand et ce alors qu'il était né à Prague (mais à l'époque Prague - capitale de la Bohême - faisait partie de l'empire austro-hongrois). Naumasq
Il s’appelle Pascal Girard, et avec un tel nom rien ne laisse deviner qu’il est Québécois. C’est un nom
banal, à se demander pourquoi il n’a pas choisi un pseudo, à l’instar d’un Blutch ou d’un Morris. On ne sait pas grand-chose de lui, si ce n’est qu’il habite à Jonquière, un arrondissement de la ville de Saguenay, qu’il aime courir et qu’il a travaillé comme ferblantier avant de se consacrer pleinement à la bande dessinée. Son site web est très peu disert et sa page sur Wikipédia l’est tout autant. Ce garçon est un mystère.
L’éditeur français Delcourt a eu la très bonne idée de publier «Conventum» en 2011. Hélas les autres ouvrages de Pascal Girard ont encore du mal à franchir l’Atlantique.
«Conventum», c’est le nom du rassemblement d’anciens élèves 10 ans après leur sortie du lycée, époque où le monde se divisait entre les «gagnants» et les «perdants». Le sont-ils encore 10 ans plus tard ? Lorsqu’il reçoit son invitation, Pascal hésite, avant de se décider. A-t-il pris la bonne décision ?
A partir d’une intrigue simple, Pascal Girard réussit pourtant à nous emmener jusqu’au terme de son récit grâce à son dessin faussement malhabile et d’une grande limpidité, sans surcharge parasitante, grâce aux dialogues simples et réalistes, grâce au décor qui habille l’histoire (son quotidien, sa ville, sa famille…), grâce à son sens de l’autodérision et de l’ironie distante. Il parle de lui et de ses contemporains sans complaisance, on est loin de ces romans dessinés nombrilistes et plein de vide dont on nous abreuve habituellement. Il n’y a pas non plus de nostalgie mièvre, son regard est lucide et d’une grande acuité.
Pascal Girard ne cherche pas à démontrer, il ne prend pas le lecteur pour un simplet à qui il faut tout expliquer. Au contraire, il nous laisse le plaisir de lire entre les lignes, ou plutôt de lire entre les dessins. La personnalité attachante de ce garçon transparaît dans chaque case.
On attend avec impatience la suite des aventures de Pascal Girard.
LB
Conventum, Pascal Girard, Shampooing-Delcourt, 2011.
par LB