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Le temps où on enfilait des perles***

L'auteur de cette "première BD", Colocho, retourne quelques années en arrière lorsqu'il glandait en compagniewebzine,bd,zébra,fanzine,gratuit,bande-dessinée,critique,colocho,vide cocagne,perles,indiens,lyon,beaux-arts d'une bande d'amis. Lui-même était alors censé étudier aux Beaux-Arts de Lyon, mais les Indiens d'Amérique et leurs coutumes le fascinaient bien plus que les cours dispensés par les profs.

"Enfiler des perles" s'entend ici aussi bien au sens propre qu'au sens figuré puisque l'un des types que fréquente Colocho reconstitue pendant son temps libre des coiffes traditionnelles d'Indiens brodées de perles.

Grâce à un dessin dont l'expressivité est renforcée par l'exagération de certains mouvements et parties du corps, Colocho magnifie les tribulations dérisoires d'une bande d'étudiants qui s'efforcent de trouver un sens à leur vie en dehors des sentiers battus... et qui confondent les monts d'Ardèche avec le Far-West.

L'influence de la culture américaine est assez nette sur la petite bande ; néanmoins le récit de leurs aventures n'est pas imprégné de la violence qui transpire de certaines chroniques décrivant des milieux similaires aux Etats-Unis.

Colocho balance entre l'apologie d'une forme de marginalité et le constat d'échec de ce chemin "alternatif" ; cette hésitation nuit au scénario, qui manque un peu de rythme.

L'autodérision est bien présente : par exemple à propos de la maladresse du narrateur vis-à-vis des femmes; mais, même "enfouie", quelques années plus tard la passion de l'auteur pour les Amérindiens persiste comme un moment de grâce unique dans son existence.

Le temps où on enfilait des perles, par Colocho, éd. Vide-Cocagne, 2018.

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